• S’abonner à Rebelle(s)
  • Contact
  • Mentions légales
lundi 17 août 2026
  • Login
Rebelle(s) Mag
  • Accueil
  • Politique(s)
  • Art(s)
  • Philo-spirit(s)
  • Société(s)
  • Littéraire(s)
  • Spécial Ukraine
  • Tribune(s) Libre(s)
  • Qui sommes-nous ?
No Result
View All Result
  • Accueil
  • Politique(s)
  • Art(s)
  • Philo-spirit(s)
  • Société(s)
  • Littéraire(s)
  • Spécial Ukraine
  • Tribune(s) Libre(s)
  • Qui sommes-nous ?
No Result
View All Result
Rebelle(s) Mag
No Result
View All Result

Entretien avec le poète Gilles Plazy

Par Étienne Ruhaud

contributeurs ponctuels by contributeurs ponctuels
20 janvier 2024
in Les grands entretiens rebelle(s)
1
Partager sur FacebookPartager sur Twitter
Gilles Plazy
Gilles Plazy

Journaliste, auteur d’une cinquante d’ouvrages (plusieurs romans, des essais, des recueils) Gilles Plazy, quatre-vingt un printemps, poursuit une route originale, inscrite dans la lignée surréaliste, à travers diverses plaquettes publiées par de toutes petites maison, parfois auto-éditées. Résidant désormais en Bretagne, l’homme a bien voulu évoquer son travail de création.

Étienne Ruhaud : Pourquoi avez-vous choisi d’auto-éditer le recueil ? Conseilleriez-vous cette démarche à d’autres écrivains ?

Gilles Plazy : Ce n’est qu’un mince livret que j’ai fait imprimer hors commerce à peu d’exemplaires pour le communiquer à quelques amis et relations plus ou moins proches. Il contient les douze premiers poèmes d’un ouvrage qui en compte soixante et pour lequel je n’ai en vue aucun éditeur. L’auto-édition, je l’ai d’abord pratiquée sous la bannière d’une cellule (et non “maison”) d’édition, La Sirène étoilée, devenue ensuite Clé de Douze, avec laquelle j’ai publié d’autres auteurs en tirage restreint. Cela m’a permis de réaliser les livres selon mon désir en assurant la maquette, les illustrations éventuellement et les relatons avec une excellente imprimerie numérique bretonne.

Étienne Ruhaud : Pouvez-vous nous en dire davantage sur le titre ? Le livre s’appelle donc Première élégie de Stankennig ? S’agissait-il, d’abord, de rendre hommage à ce lieu de Cornouaille où vous avez vécu?

Gilles Plazy : J’ai en effet voulu dans un premier temps, en faisant un clin d’œil à Rilke, inscrire l’ouvrage dans le site de Cornouaille où il s’est élaboré au cours de la quinzaine d’années que j’y ai passées. J’ai bouclé l’ouvrage (concocté par brassage, collage, concrétion de textes antérieurs, publiés ou inédits ainsi devenus caduc) au moment où je quittais ce lieu, ainsi me séparant de la Bretagne et de l’océan qui m’étaient chers. Depuis je pense que ce titre n’est pas opportun, mais je n’en ai pas encore trouvé un qui me satisfasse.

Étienne Ruhaud : L’élégie évoque un genre triste. Le poète latin Tibulle parle ainsi de la plaintive élégie. Pourtant, la couverture est illustrée par un jeune bouffon dansant, souriant, coiffé d’un bonnet de clown. N’est-ce pas contradictoire ?

Gilles Plazy : Ironie ici plus que contradiction. J’ai une grande affection pour Rilke, mais je ne m’inscris pas dans sa succession et le bouffon, joker d’un jeu de cartes ancien, marque la distance.

Étienne Ruhaud : Le poème est divisé en douze parties. La maison d’édition, si j’ose dire (puisque le textes est auto-édité, cf. plus haut), s’appelle « Clé de douze ». Cela fait-il sens ? Comment ? Vous déclarez, par ailleurs, qu’il s’agit là de la première des « six élégies ». Or, six, c’est justement la moitié de douze.

Gilles Plazy : Le coup des Elégies m’amusait et j’ai dans un premier temps tenté d’en mettre en forme une dizaine selon l’exemple de Rilke. Je les ai vite trouvées longues et indigestes et je les ai découpées et remontées (je travaille beaucoup en montage, réduction, concentration) jusqu’à obtenir soixante poèmes-paragraphes dont chacun est autonome mais dont l’ensemble me paraît avoir une bonne cohérence.

Étienne Ruhaud : Les images fusent, dans une sorte de maelstrom exubérant, très sensible. Peut-on parler de poésie lyrique ? Ou baroque ? Nous sommes en tous cas loin du haïku !

Gilles Plazy : La mode actuelle du haïku est ridicule parce qu’elle ne tient compte ni de la calligraphie japonaise ni des règles de forme et de thèmes qui en font la spécificité. Élargir le souffle me paraît au contraire nécessaire. Lyrique, baroque, pourquoi pas

Étienne Ruhaud :« … et la vie éclate, grenade des amours, lourd grenat des dahlias de l’automne, joie extasiée de jeunes singes dévorant les géraniums ». Vous citez le poète surréaliste Maurice Blanchard en quatrième de couverture. Vous avez d’ailleurs consacré un essai au Paris surréaliste (éditions Alexandrines, 2016), ainsi que plusieurs livres à Julien Gracq. Plusieurs références affleurent au fil du poème, notamment lorsque vous parlez de « Nadja » ou du « signe ascendant ». Vous sentez-vous (toujours) surréaliste ?

Gilles Plazy : Les mots surréalisme et surréaliste ont perdu de leur sens à force d’être mis aux sauces médiatiques, aussi est-il difficile de s’en draper ou s’en labelliser. D’autres s’y attachent, même en font groupe, ce qui est une bonne façon de se montrer fidèles au mouvement qui a bousculé les fondements de notre culture académique et revitalisé arts et lettres tout en dépassant ces domaines. Je suis incapable de faire partie de quelque groupe que ce soit, mais je peux tout de même dire que, m’étant nourri du surréalisme depuis une cinquantaine d’années, je me sens plutôt surréaliste qu’autre chose. C’est pour cela que j’ai inscrit le nom de Maurice Blanchard sur mon ouvrage (en livre la citation viendrait en épigraphe).

Étienne Ruhaud : Vous reprenez également plusieurs images rimbaldiennes, notamment lorsque vous parlez d’un « opéra fabuleux » (Je devins un opéra fabuleux, in Une saison en enfer). On retrouve aussi le personnage d’Alice, créé par Lewis Carroll. De fait, quels auteurs vous inspirent ?

Gilles Plazy : Nous sommes là dans le champ élargi du surréalisme près de Lautréamont, Breton, Char, et bien d’autres qui me sont chers. Ailleurs je dois beaucoup à Rilke (voir ci-dessus), à Wallace Stevens, à Nelly Sachs, à Aimé Césaire…

Étienne Ruhaud : Les images fusent comme si nous nous trouvions dans une sorte de monologue intérieur. Pratiquez-vous l’écriture automatique ? Au moins lors du « premier jet ».

Gilles Plazy : Ce qui surgit hors de la raison me sollicite sans que je m’en défende, mais je ne suis pas prolixe (hélas ?) en automatisme. Je ne me satisfais pourtant pas des échappées de non-sens qui frisent le délire à usage personnel et il m’importe que ce que j’ai la tentation de proposer à des lecteurs (fussent-ils en petit nombre) porte du sens, même des sens. Aussi ai-je beaucoup travaillé sur des textes plus ou moins spontanés dans l’espoir de poser une juste parole dans une juste forme.

Étienne Ruhaud : Vous avez été journaliste, avez écrit plusieurs romans, des nouvelles. Polygraphe, vous semblez aujourd’hui ne plus vous consacrer qu’à la poésie. Pourquoi ? Souhaiteriez-vous en revenir à d’autres genres ?

Gilles Plazy : J’ai certes beaucoup écrit pour la presse et pour l’édition, mais je n’en retiens pas grand chose, à part quelques ouvrages documentaires à propos d’art ou de littérature. La poésie a été ma préoccupation la plus importante et c’est en elle que j’ai tenté le plus de m’accomplir, toutefois une dizaine d’ouvrages ne m’apparaît plus que comme tas de brouillons parmi lesquels j’ai puisé pour concocter le livre en cours. L’écriture de poèmes en ce qu’elle s’écarte des normes du discours rationnel (qui fonde le sens dans la linéarité) par le jeu magnétique de l’image se situe pour moi au niveau supérieur de l’activité littéraire.

Étienne Ruhaud : Enfin, vous parlez de la « beauté du rêve ». Contrairement donc à ce pourrait laisser supposer le titre, votre écriture est plutôt joyeuse. Pensez-vous que la poésie puisse ré-enchanter le monde ? Qu’elle rende heureux ?

Gilles Plazy : Je ne sais pas si mon écriture est joyeuse. Il me semble qu’elle a son poids de mélancolie, mais je trouverais indécent qu’elle larmoie et il m’importe qu’elle aille de l’avant, qu’elle irradie en ondes positives. Quant aux slogans de quelques-uns qui se haussent du col et se parent du mot “poète” comme d’un ruban de Légion d’Honneur…

Tags: Aimé CésaireAndré BretonautoéditionCornouailleÉtienne RuhaudGilles PlazyJulien GracqLautréamontMaurice BlanchardNelly SachspoèteRené CharsurréalismeWallace Stevens
Previous Post

Earth Wind & Fire, la voix des anges – Deuxième partie

Next Post

Le délit de sujétion psychologique appliqué aux homosexuels, une bombe à retardement

contributeurs ponctuels

contributeurs ponctuels

Divers auteurs qui ponctuellement vont écrire un article pour Rebelle(s), sans pour autant être des contributeurs réguliers.

Next Post
sujétion psychologique

Le délit de sujétion psychologique appliqué aux homosexuels, une bombe à retardement

Please login to join discussion

Dossier Mélange des genres (cliquez ici)

IMG 3199 2
Dans les rues de Stockholm © Eric Desordre

Dossier Mélange des genres (cliquer ici)

IMG 3199 2
Dans les rues de Stockholm © Eric Desordre
Rares sont ceux qui méritent qu'on les contredisent
Ernst JüngerAphorismes
On ne s'approprie que ce qu'on a d'abord tenu à distance pour le considérer.
Paul Ricoeur
La vie est jeune. En vieillissant, elle se fait durée, elle se fait temps, elle se fait adieu.
Romain Gary
Il est vain de vouloir libérer la vie des mensonges de l'art.
Georges Bataille
La viande de boeuf est faite d’un subtil mélange d’herbe et d’air. Ne manger que ça, c’est être végétarien…
Paulo, végétarien jésuite
Les bêtes sont des personnes muettes
Un buronnier, vacher de l’Aubrac
Les gens exigent qu'on ait un métier. - Comme si vivre n'en était pas un - et encore le plus difficile !
Emil Cioran
Quand un philosophe me répond, je ne comprends plus ma question.
Pierre Desproges
On ne peut expliquer un paradoxe, non plus qu'un éternuement. D'ailleurs le paradoxe n'est-il pas un éternuement de l'esprit ?
Emil Cioran
Ce que je veux dire, c'est qu'elle avait des yeux où il faisait si bon vivre que je n'ai jamais su où aller depuis.
Romain Gary
La nature et l'univers sont violents, mais pas cruels
Alejandro Jodorowsky
L'intelligence ne peut pas ouvrir un cœur fermé. Seul un autre cœur ouvert peut l'ouvrir.
Alejandro Jodorowsky
On ne peut savoir si l'homme se servira longtemps encore de la parole ou s'il recouvrera petit à petit l'usage du hurlement.
Emil Cioran
Ne dis pas tout ce que tu sais, ne crois pas tout ce que tu entends, ne fais pas tout ce que tu peux. Garde en toi un jardin secret.
Alejandro Jodorowsky
Je ne crois pas qu’il soit possible, même à ceux qui ont de grandes familles, de réussir s’ils n’unissent pas à leur talent naturel des qualités simples, solides, laborieuses, et surtout une légitime confiance dans le succès : il n’y a rien de tel en ce monde que de vouloir.
Charles Dickens
Accepter le seul risque raisonnable, celui de se dépasser.
Erri de Luca
L’art est une reconfiguration du champs des possibles
Jean-Louis Bischoff
Le destin de celui qui ne songe qu'à se mettre à couvert, c'est d'être survolé
Ernst JüngerAphorismes
L'homme le plus éclairé est le plus ébloui
Victor Hugo
Si tu veux arrêter de faire ce que tu fais, arrête d'être ce que tu n'es pas.
Alejandro Jodorowsky

Abonnez-vous à notre newsletter

Inscrivez-vous à notre newsletter !

Nous ne spammons pas ! Consultez notre politique de confidentialité pour plus d’informations.

Vérifiez votre boite de réception ou votre répertoire d’indésirables pour confirmer votre abonnement.

Rubrique(s)

  • 3 questions à…
  • Art(s)
  • Cinéma(s)
  • Classique(s)
  • Dossier du mois : Au secours !
  • Dossier du mois : Envers et contre tout
  • Dossier du mois : Infos, complotisme et vérités alternatives
  • Dossier du mois : L'art peut-il influencer le monde ?
  • Dossier du mois : L'espérance… aujourd'hui ?
  • Dossier du mois : L'Éveil
  • Dossier du mois : L'Humour… l'Amour ! Qu'est-ce qu'on attend pour être heureux ?
  • Dossier du mois : L'Ironie – les poètes à l'attaque
  • Dossier du mois : La foire aux cons : toujours d'actualité
  • Dossier du mois : Le monde d'aujourd'hui est-il le même ?
  • Dossier du mois : Manipulés… manipulateurs ?
  • Dossier du mois : Mélange des genres
  • Dossier du mois : Qu’est-ce que se rebeller aujourd’hui ?
  • Dossier du mois : Un chemin d'égarement
  • Edito(s)
  • Geekologie(s)
  • Hommage à Jean-Luc Maxence
  • Inclassable(s)
  • L'impertinence poétique
  • Le Mag papier
  • Les gonzoïdes de l'Apocalypse
  • Les grands entretiens rebelle(s)
  • Littéraire(s)
  • Mémoires Démasqués
  • Petites vignettes
  • Philo-spirit(s)
  • Politique(s)
  • Rock and Folk et Musique(s)
  • Société(s)
  • Spécial Ukraine
  • Théatre(s) – Spectacle(s) – Expo(s)
  • Tribune(s) Libre(s)
  • Voyage(s)
interviews 1 scaled

Articles récents

  • Bouclé 16 août 2026
  • Lorenzaccio ou crier “Liberté” 15 août 2026
  • La Passion des trains 14 août 2026
  • Maître du Monde 14 août 2026
  • Les Beatles… Un cadeau des Dieux ? Seizième partie 7 août 2026
  • De la joie en musique 7 août 2026
  • GI Joe au service de la liberté 7 août 2026
  • Le Nouvel Hollywood (4/4) 7 août 2026
  • Le Nouvel Hollywood (3/4) 31 juillet 2026
  • Patrick Balkany ou la Politique au service des Gens 31 juillet 2026
  • Il ne faut jurer de rien 31 juillet 2026
  • Les Beatles… Un cadeau des Dieux ? Quinzième partie 30 juillet 2026
  • Les Beatles… Un cadeau des Dieux ? Quatorzième partie 26 juillet 2026
  • Le Nouvel Hollywood (2/4) 23 juillet 2026
  • Le défilé du 14 juillet 23 juillet 2026
  • BNF, c’est Jurassic Park 23 juillet 2026
  • La lame bleue de l’outre-peine 23 juillet 2026
  • Le Balayeur 19 juillet 2026
  • Amour toujours 19 juillet 2026
  • Un cas de soumission magique 19 juillet 2026
  • Les Beatles… Un cadeau des Dieux ? Treizième partie 19 juillet 2026
  • Cauchemar 8 juillet 2026
  • Les Beatles… Un cadeau des Dieux ? Douzième partie 8 juillet 2026
  • La tasse athée 29 juin 2026
  • Georges Brassens 29 juin 2026

© 2026

Welcome Back!

OR

Login to your account below

Forgotten Password?

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Log In
RBLs
Gérer le consentement aux cookies
Nous utilisons des cookies pour optimiser notre site web et notre service.
Les cookies fonctionnels Toujours activé
Le stockage ou l’accès technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’utilisateur, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
Préférences
L’accès ou le stockage technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou l’internaute.
Statistiques
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques. Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Marketing
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire pour créer des profils d’utilisateurs afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’utilisateur sur un site web ou sur plusieurs sites web ayant des finalités marketing similaires.
  • Gérer les options
  • Gérer les services
  • Gérer {vendor_count} fournisseurs
  • En savoir plus sur ces finalités
Voir les préférences
  • {title}
  • {title}
  • {title}
No Result
View All Result
  • Accueil
  • Qui sommes-nous ?
  • Le Mag Papier
  • Geekologie(s)
  • Littéraire(s)
  • Société(s)
  • Politique(s)
  • Art(s)
  • Art(s)
  • Cinéma(s)
  • Rock and Folk et Musique(s)
  • Théatre(s) – Spectacle(s) – Expo(s)
  • Dossier du mois : Qu’est-ce que se rebeller aujourd’hui ?
  • Edito(s)
  • Inclassable(s)
  • L’impertinence poétique
  • Littéraire(s)
  • Philo-spirit(s)
  • Tribune(s) Libre(s)
  • Voyage(s)
  • Dossier du mois : Qu’est-ce que se rebeller aujourd’hui ?
  • Contact

© 2026

Ce site web utilise des cookies. En continuant à utiliser ce site web, vous consentez à ce que des cookies soient utilisés. Visitez notre Politique de confidentialité et de cookies.
Are you sure want to unlock this post?
Unlock left : 0
Are you sure want to cancel subscription?