• S’abonner à Rebelle(s)
  • Contact
  • Mentions légales
dimanche 1 novembre 2026
  • Login
Rebelle(s) Mag
  • Accueil
  • Politique(s)
  • Art(s)
  • Philo-spirit(s)
  • Société(s)
  • Littéraire(s)
  • Spécial Ukraine
  • Tribune(s) Libre(s)
  • Qui sommes-nous ?
No Result
View All Result
  • Accueil
  • Politique(s)
  • Art(s)
  • Philo-spirit(s)
  • Société(s)
  • Littéraire(s)
  • Spécial Ukraine
  • Tribune(s) Libre(s)
  • Qui sommes-nous ?
No Result
View All Result
Rebelle(s) Mag
No Result
View All Result

Pour Jean-Luc Maxence 1/2

Par Marie-Claude San Juan

contributeurs ponctuels by contributeurs ponctuels
30 mars 2025
in Hommage à Jean-Luc Maxence, Littéraire(s)
0
Partager sur FacebookPartager sur Twitter
@Photo Pascal Yuann
Comité de rédaction Rebelle(s) 14 février 2019 @Photo Pascal Yuann –

Dans ma note de blog du 13 juillet 2022 – sur Trames nomades -, j’avais rendu compte de ma lecture de deux livres de Jean-Luc Maxence, Soleils au poing – Le Castor astral, 2011 – et Tout est dit ? – Le Nouvel Athanor, 2020. Il avait lu cette recension double et en avait été ému. Émue, je l’étais moi-même en lisant ces livres, qui correspondaient tant à ce qu’on pouvait deviner de lui, à force de rencontres. Mais, avant de reprendre l’essentiel de ce que j’avais noté là, je dois dire justement ce qui fut la rencontre, inséparable de celle de Danny-Marc évidemment. Au Marché de la Poésie, au hasard des errances dans les allées, et d’arrêts à leur stand. Achats de livres et de revues (Les Cahiers du Sens, publication si précieuse, en affinité totale), discussions, et invitation à publier dans la revue, quelques années de partage, avec ce sommet du dernier numéro sur le silence, sujet qui est si essentiel à la poésie… Donc Jean-Luc Maxence (avec Danny-Marc : j’étais touchée par leur couple, aussi) c’est beaucoup cela pour moi, la joie du partage et des noms d’auteurs en proximité spirituelle au travers de ces pages. Gratitude.

Ce qui était au présent dans ma note, je le laisse au présent. Car les textes demeurent.

Alors, le lisant qu’avais- je noté ? Déjà je trouvais que le titre du livre de 2011 lui ressemblait…  « Solaire en poésie, dont il est, pour lui et pour tant d’autres, une sorte de chaman passeur. Solaire dans le rapport avec ses interlocuteurs, cœur ouvert. Soleils… Ne se contentant pas d’un seul soleil, il lui faut le feu du pluriel.  Au poing, bien sûr, pour celui qui est un intégral rebelle, au point de vouloir combler le manque de parole critique (et complexe) en créant un magazine au titre manifeste, Rebelles. Ce pourrait être un frère d’Erri De Luca, en parole contraire… et de Tristan Cabral, en poing dressé avec amour.

Savoir dire NON aux multiples douleurs dans la réalité sociale, autant qu’il dit OUI à la vie, à l’esprit, et à la poésie (celle qu’il écrit, celle qu’il publie – édition et revue). Sa poésie se révèle comme univers d’une pensée libertaire, ancrée sur un savoir analytique et une conscience sociale. Conscience d’initié, aussi, capable de regarder avec un œil critique les codes des mondes qui l’enrichissent spirituellement, sans jamais l’aliéner ni le soumettre. Et la seule fidélité qu’il puisse leur concéder c’est celle à sa propre vérité. Et à la dimension spirituelle, constitutive d’une part essentielle de ce qui fait penser et écrire Jean-Luc Maxence. Lui qui a publié une Anthologie de la poésie mystique contemporaine aux Presses de la Renaissance. » J’écrivais aussi : Le premier poème, 1970, évoque la mort, qui serait, alors, un renoncement. Et je citais : Si je quitte ma vie comme on glisse à la mer. Ajoutant : Parole d’écorché vif dans la vérité d’un aveu de lassitude ou de doute, peut-être la tentation, ou le risque d’un enfin sans retour…  Alors aujourd’hui cela prend une autre vibration… Et ce qui était donné à lire ensuite est message de sagesse.

Un autre de ses livres : Effacer les paysages ridés de l’enfance. 1972 encore.  Un programme à l’infinitif. Pour refuser les lieux où l’âme se dissout et trouver un silence qui prie plus qu’il ne parle. Avec la mort comme horizon une fois que le dépouillement libérateur serait accompli, et surtout s’il ne l’est pas, si les déraisons entravent. Ce qui passe par un processus liquidant ces rides que peuvent être des empreintes qui appartiennent plus à de vieilles mémoires qu’au présent.

J’attends en vain / Le divorce des étoiles

1974 à 1976. Poèmes d’amertume. La vie est une toile (…) À dominante sang. Demeure le sentiment d’être habité par les mémoires des blessures (de soi, des autres, celles qu’on aurait causées – Les coups donnés les coups reçus) et les effets dévastateurs sur la cohésion intérieure.

Je suis en instance d’éclatement

Et l’atteinte touche la poésie même, impression d’être privé d’un accès à ce qui nourrit le poème.

Plus de rêve ni d’image

La détresse est sociale autant que personnelle. Pas seulement sociale, une conscience collective qui imprègne, et révèle un vide existentiel.

Je porte la tristesse des temps

Le poids des douleurs humaines…

1980 à 1989. Quelque chose change, dans la perception du monde et de soi.  Écrire pour revivre. L’écriture telle qu’en son alchimie, et les failles inscrites mais posées à l’imparfait, ce qui montre une distance nouvelle prise avec ce qui blesse. Et émerge une dynamique, malgré les désastres des nuits, et grâce à la prise de conscience d’une conduite d’échec (affectif ou psychologique – avec autrui ou avec soi).

J’avais tordu la clé du labyrinthe

Mais le savoir et l’inscrire est une inversion du regard et des perspectives, pour ce qui peut être. Un bilan de vie en prose, sans masque, met d’un côté ce qui est Fracas et furie, et de l’autre un certain sens du grand large. Soi, vautour (passé) ou saint (rêvé). Mais, surtout, mystère d’arcane prêt à s’ouvrir. Car ce qui s’éveille en soi est le produit de l’ombre autant que de la lumière. Ce qui compte c’est l’itinéraire et la prise de conscience de ce qui se déroule, et vers quoi… Même si des doutes et des tristesses demeurent, et la rage contenue.

Le métro ce matin menait à la mer / Et la mer était noire

Perte spirituelle, dans le mal-être, même momentané.

Je n’avais plus de cathédrale dans le cœur

Mais la poésie est là, elle. Avec son rythme, ses images (qui aiment heurter des métaphores en les mêlant aux faits bruts du réel, rapprocher du rêve et du trivial – ce qui renforce l’effet). Le style, fait de ces heurts signifiants, participe d’un processus qui n’est pas que littéraire, mais que l’écriture, dans ses procédés non artificiels, amplifie et magnifie. La poésie est aussi pratique analytique, en inscrivant rêve et cauchemar en mots. Le travail souterrain qu’on a commencé à voir s’écrire aboutit à une parole délivrée. Deux textes en prose, qui se font face, sont révélateurs de cette montée en conscience. Pages 48 et 49. Dire un traumatisme fondateur autant que destructeur et commencer une thérapie analytique fut l’ouverture des portes qui étaient peut-être fermées, ou la récupération de la clé du labyrinthe (d’un poème antérieur). Jean-Luc Maxence a le courage de la parole nue, déjouant les dénis. Il sait la force des mots qui mettent dehors le réel meurtrier. Il jette aux orties le secret et les masques.

Prélude, en prose, raconte la bascule que créa une première séance de sa propre psychanalyse. Texte dédié à Xavier Audouard, son analyste.

Au premier aveu, la terre entière se mit à virer de bord.

Les questions peuvent s’exprimer aussi. Comme dans Voyage en évangile noir (le poème a le titre d’un recueil de 1983).

De quel délire m’a-t-il fallu revenir ? / De quelle peine immense ?

  1. Baisers sans âge, le poème dit l’écriture à faire advenir à deux, de ce qu’est l’amour, quoi qu’il advienne.
  2. Éditeur des étoiles. Magnifique façon de nommer un destin de poète, cette aventure de barde éventré sexué caressant le nombril du monde et parlant aux étoiles…

Suite de l’article :

Pour Jean-Luc Maxence 2/2

 

Tags: analyse littéraireblogueuseDanny-MarcJean-Luc MaxenceLe Castor AstralLe Nouvel AthanorLes Cahiers du SensMarie-Claude San JuanpoésiepoèterebellesTrames nomades
Previous Post

Pour Jean-Luc Maxence 2/2

Next Post

Jean Cocteau, poète anarchiste homosexuel à Paris

contributeurs ponctuels

contributeurs ponctuels

Divers auteurs qui ponctuellement vont écrire un article pour Rebelle(s), sans pour autant être des contributeurs réguliers.

Next Post
Fiche de police de Jean Cocteau

Jean Cocteau, poète anarchiste homosexuel à Paris

Please login to join discussion

Dossier Le bonheur idée neuve (cliquez ici)

Sur les murs du Mans © photo Eric Desordre 2026
Sur les murs du Mans © photo Eric Desordre 2026

Abonnez-vous à notre newsletter

Inscrivez-vous à notre newsletter !

Nous ne spammons pas ! Consultez notre politique de confidentialité pour plus d’informations.

Vérifiez votre boite de réception ou votre répertoire d’indésirables pour confirmer votre abonnement.

Rubrique(s)

  • 3 questions à…
  • Art(s)
  • Cinéma(s)
  • Classique(s)
  • Dossier du mois : Au secours !
  • Dossier du mois : Envers et contre tout
  • Dossier du mois : Infos, complotisme et vérités alternatives
  • Dossier du mois : L'art peut-il influencer le monde ?
  • Dossier du mois : L'espérance… aujourd'hui ?
  • Dossier du mois : L'Éveil
  • Dossier du mois : L'Humour… l'Amour ! Qu'est-ce qu'on attend pour être heureux ?
  • Dossier du mois : L'Ironie – les poètes à l'attaque
  • Dossier du mois : La foire aux cons : toujours d'actualité
  • Dossier du mois : Le monde d'aujourd'hui est-il le même ?
  • Dossier du mois : Le refus de l'assignation
  • Dossier du mois : Manipulés… manipulateurs ?
  • Dossier du mois : Mélange des genres
  • Dossier du mois : Qu’est-ce que se rebeller aujourd’hui ?
  • Dossier du mois : Un chemin d'égarement
  • Edito(s)
  • Geekologie(s)
  • Hommage à Jean-Luc Maxence
  • Inclassable(s)
  • L'impertinence poétique
  • Le Mag papier
  • Les gonzoïdes de l'Apocalypse
  • Les grands entretiens rebelle(s)
  • Littéraire(s)
  • Mémoires Démasqués
  • Petites vignettes
  • Philo-spirit(s)
  • Politique(s)
  • Rock and Folk et Musique(s)
  • Société(s)
  • Spécial Ukraine
  • Théatre(s) – Spectacle(s) – Expo(s)
  • Tribune(s) Libre(s)
  • Voyage(s)
interviews 1 scaled

Articles récents

  • Quand les bats des diablesses 31 octobre 2026
  • L’écrivain est un poison 27 octobre 2026
  • Halte à la misère ! 27 octobre 2026
  • Une femme puissante : Jacqueline Devreux 27 octobre 2026
  • Eros-Hypnos Otwarta Brama 24 octobre 2026
  • Tirer la couverture à soi 23 octobre 2026
  • Limousin Bataille 23 octobre 2026
  • Considérations sur le Théâtre 23 octobre 2026
  • à propos de Déserts, film de Faouzi Bensaïdi, 2023 23 octobre 2026
  • L’Odyssée des Formes 13 octobre 2026
  • Le manège en chantier 13 octobre 2026
  • À quand le mélange des genres ? 13 octobre 2026
  • Récits-corps 12 octobre 2026
  • Poèmes 6 octobre 2026
  • L’iWatch 6 octobre 2026
  • L’ai-je bien descendu ? 6 octobre 2026
  • Le Père-Lachaise surréaliste 5 octobre 2026
  • Les Beatles… Un cadeau des Dieux ? Dix-neuvième partie 3 octobre 2026
  • Du lien entre un pot de moutarde, une IA et une catastrophe nucléaire – Partie 4 et fin 2 octobre 2026
  • Bagdad Café 2 octobre 2026
  • Du lien entre un pot de moutarde, une IA et une catastrophe nucléaire – Partie 3 30 septembre 2026
  • Demi-mesures 29 septembre 2026
  • Du lien entre un pot de moutarde, une IA et une catastrophe nucléaire – Partie 2 28 septembre 2026
  • Le jour bleu 26 septembre 2026
  • Il faut être indocile 26 septembre 2026

© 2026

Welcome Back!

OR

Login to your account below

Forgotten Password?

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Log In
RBLs
Gérer le consentement aux cookies
Nous utilisons des cookies pour optimiser notre site web et notre service.
Les cookies fonctionnels Toujours activé
Le stockage ou l’accès technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’utilisateur, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
Préférences
L’accès ou le stockage technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou l’internaute.
Statistiques
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques. Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Marketing
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire pour créer des profils d’utilisateurs afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’utilisateur sur un site web ou sur plusieurs sites web ayant des finalités marketing similaires.
  • Gérer les options
  • Gérer les services
  • Gérer {vendor_count} fournisseurs
  • En savoir plus sur ces finalités
Voir les préférences
  • {title}
  • {title}
  • {title}
No Result
View All Result
  • Accueil
  • Qui sommes-nous ?
  • Le Mag Papier
  • Geekologie(s)
  • Littéraire(s)
  • Société(s)
  • Politique(s)
  • Art(s)
  • Art(s)
  • Cinéma(s)
  • Rock and Folk et Musique(s)
  • Théatre(s) – Spectacle(s) – Expo(s)
  • Dossier du mois : Qu’est-ce que se rebeller aujourd’hui ?
  • Edito(s)
  • Inclassable(s)
  • L’impertinence poétique
  • Littéraire(s)
  • Philo-spirit(s)
  • Tribune(s) Libre(s)
  • Voyage(s)
  • Dossier du mois : Qu’est-ce que se rebeller aujourd’hui ?
  • Contact

© 2026

Ce site web utilise des cookies. En continuant à utiliser ce site web, vous consentez à ce que des cookies soient utilisés. Visitez notre Politique de confidentialité et de cookies.
Are you sure want to unlock this post?
Unlock left : 0
Are you sure want to cancel subscription?