• S’abonner à Rebelle(s)
  • Contact
  • Mentions légales
dimanche 11 octobre 2026
  • Login
Rebelle(s) Mag
  • Accueil
  • Politique(s)
  • Art(s)
  • Philo-spirit(s)
  • Société(s)
  • Littéraire(s)
  • Spécial Ukraine
  • Tribune(s) Libre(s)
  • Qui sommes-nous ?
No Result
View All Result
  • Accueil
  • Politique(s)
  • Art(s)
  • Philo-spirit(s)
  • Société(s)
  • Littéraire(s)
  • Spécial Ukraine
  • Tribune(s) Libre(s)
  • Qui sommes-nous ?
No Result
View All Result
Rebelle(s) Mag
No Result
View All Result

L’ascension des Rolling Stones – Huitième partie

William H. Miller by William H. Miller
26 février 2026
in Rock and Folk et Musique(s)
0
Partager sur FacebookPartager sur Twitter
L’ascension des Rolling Stones – Huitième partie
L’ascension des Rolling Stones – Huitième partie

(Episode précédent) – Fin 1966, rien ne va plus dans les couples des leaders des Stones. La fin de liaison est consommée pour Mick et Chrissie Shrimpton et Keith, qui vivait une idylle avec Linda Keith, sera anéanti par le fait qu’elle le trompe avec Jimi Hendrix qui était à l’époque à Londres. Les deux hommes ont une attitude très différente vis-à-vis du couple et chacun va mettre en chanson ses sentiments, Mick de façon très misogyne, évidemment (Yesterday’s Papers) et Keith de manière plus romantique et mélancolique (Ruby Tuesday). Mais, pour l’heure, c’est avant tout le scandale que les Stones vont provoquer.

Let’s Spend The Night Together

Rarement une chanson n’aura provoqué un tel tollé. Le narrateur dit simplement à sa petite amie : « Passons la nuit ensemble ». A notre époque, et depuis longtemps, ça semble plutôt innocent. Oh, bien sûr, on se doute bien que la nuit en question ne va pas être passée à jouer aux dominos, les paroles et l’interprétation sensuelle de Jagger ne laissent aucun doute.

Mais à l’époque, et surtout pour un single appelé à passer en radio au Royaume Uni, ça ne se faisait pas, point final. Il est amusant de constater que si la chanson avait été placée dans le contexte de la nuit de noces de nouveaux mariés, elle n’aurait soulevé aucune objection. Mais il s’agit clairement d’un homme et d’une femme qui sont hors de ce contexte. Et ça, la morale encore puritaine du Royaume Uni ne le supporte pas.

Le single est interdit sur les radios britanniques. Qu’à cela ne tienne, les radios pirates et spécialement Radio Caroline vont le matraquer à l’antenne. Il s’ensuivit un phénomène étrange : une chanson qui ne passe sur aucune radio officielle et qui se vend comme des petits pains en Angleterre et qui deviendra même disque d’or aux Etats Unis !

Le summum du ridicule est atteint à New York, à l’Ed Sullivan Show, où on intime à Jagger l’ordre de chanter « Let’s spend some time together », passons du temps ensemble (ce qui est, parait-il, moins dégoutant !).  Jagger est prévenu que s’il ne le fait pas, ils seront coupés en pleine diffusion. Alors Jagger s’exécute et ne manque pas de lever au ciel un regard faussement effarouché quand il le chante. Certains Stones ont du mal à ne pas rigoler devant le ridicule de la situation.

Pour la petite histoire, Mick a écrit les paroles après une nuit avec la chanteuse Marianne Faithfull, sa nouvelle compagne. La musique est de Keith qui l’a composée, fait inhabituel, exclusivement au piano, même s’il n’en joue pas dans le morceau.

Il reste que la chanson a eu un succès qui ne s’est jamais démenti. Il est curieux de constater l’effet enthousiasmant qu’elle produit quand elle est programmée au milieu d’autres morceaux, comme si son message ramenait à la surface pour les auditeurs de grands moments d’amour partagé.

A notre époque où le rock est devenu un produit de consommation comme les autres, il est bon de se rappeler qu’il a existé une époque où il changeait la vie de ceux qui l’écoutaient.

Ruby Tuesday

Ce morceau étant la chanson d’adieu de Keith Richards à Linda Keith, sa petite amie perdue, il en est l’auteur et le compositeur intégral avec toutefois l’aide de Brian Jones. Les paroles, bien qu’inspirée par une seule femme, pourraient s’appliquer à pas mal d’égéries des sixties qui frayaient avec le Swinging London de l’époque. Brian joue de la flûte à bec tout au long du morceau.

https://www.lacoccinelle.net/243425.html

L’album Between The Buttons

La pochette est tout à fait étrange. Les Stones y ont des têtes de déterrés, et pour cause : au moment de la photo, ils viennent de passer toute une nuit à travailler en studio. Brian, en particulier, a vraiment une sale mine. Selon l’une des légendes expliquant le titre de l’album, il semblerait qu’en regardant attentivement entre les boutons du caban de Charlie, on ait l’impression de voir des yeux de chat.

Musicalement, on est clairement dans la continuation de l’album Aftermath mais les rocks y ont souvent des sonorités plus dures que sur l’album précédent. Brian Jones se confirme en tant que multi instrumentiste doué et de bon goût.

Yesterday’s Papers

C’est censé être l’adieu en chanson de Mick à Chrissie Shrimpton… Vraiment mufle, comme on pouvait s’en douter : « qui veut des journaux d’hier ? qui veut de la fille d’hier ? personne au monde ». Le morceau est remarquable par les marimbas joués par Brian et les chœurs inspirés.

Back Street Girl

Chanson étonnante pour deux raisons : c’est une valse et c’est la seule chanson des Stones où on entend de l’accordéon ! le narrateur est un aristocrate qui va chercher son plaisir dans les quartiers défavorisés auprès d’une fille pauvre. Le cynisme et l’hypocrisie du bourgeois britannique dans toute sa splendeur.

Connection

Le cheval de bataille de Keith sur scène, que ce soit en solo ou avec les Stones. Entièrement composée, écrite et chantée par lui, les paroles véhiculent plusieurs sens. Tout d’abord la pression sur un groupe qui tourne en permanence mais aussi les tracasseries administratives et policières quand ils arrivent dans un nouveau pays. Les injections dont on parle pourraient aussi bien être les vaccins obligatoires pour aller dans certains pays que les substances illicites. D’ailleurs, chez les junkies américains, connection veut dire dealer. Pour finir, l’esprit général est « c’est nous contre eux », eux signifiant l’establishment, la police, etc.

She Smiled Sweetly

Une chanson inhabituellement romantique et emplie d’une affection tendre pour une femme. Mick y est émouvant.

Something Happened To Me Yesterday

Les courants musicaux ayant inspiré ce morceau sont très divers mais une chose est sûre : on est clairement dans une ambiance de fanfare New Orleans, de music-hall, de vaudeville et les paroles, plutôt psychédéliques, en rajoutent encore au charme de cette chanson surréaliste. Le texte relate les impressions d’une personne dans la journée qui suit un trip au LSD. Keith chante les refrains qui semblent être des réponses aux couplets chantés par Mick.

https://www.lacoccinelle.net/269404.html

Par cet album, les Stones s’affirment clairement comme des composantes de la contre-culture en général et du psychédélisme en particulier. Londres est à l’époque, par le biais du mouvement Swinging London, le centre du monde, culturellement parlant, et les Stones font partie des chefs de file du domaine.

Tellement chefs de file que Andrew Loog Oldham, censé être leur producteur, est complètement dépassé par la créativité des Stones et s’investit de moins en moins dans le processus. Après cet album, il sera remercié.

A un journaliste qui lui demande s’il pense être toujours une figure de proue de la jeunesse dans sa guerre avec les adultes, Mick répond : « La guerre ? (Rires). Elle est finie. Nous l’avons gagnée, vous savez ? »

Tout ça ne va pas améliorer leur relation avec l’establishment britannique qui ne va pas tarder à réagir… Mais tout ça est une autre histoire, que l’on va voir dans le prochain article.

La prochaine fois : l’album Their Satanic Request

Previous Post

Victor Erice

Next Post

La bête du Gévaudan

William H. Miller

William H. Miller

Guitariste et ingénieur du son, passionné de musique, William H. Miller a découvert le Rock et, pour ainsi dire la musique, à l’âge de 13 ans, en 1972, époque bénie du Glam Rock : "Auparavant, le Monde était en noir et blanc et plat. À partir de 1972, j’avais la télé couleur et en 3D !" Ce qui l’a toujours fasciné est le pouvoir d’un simple morceau : comment il peut changer la vie de celui qu’il touche au cœur. C’est ce qu'il essaie de communiquer dans ses rubriques.

Next Post
La Bête ©photo Eric Desordre sur les murs de Sète

La bête du Gévaudan

Please login to join discussion

Dossier Refus de l’assignation (cliquez ici)

Mais quel rôle veut on qu'on joue ©photo Eric Desordre 2026
Mais quel rôle veut on qu'on joue ©photo Eric Desordre 2026

Abonnez-vous à notre newsletter

Inscrivez-vous à notre newsletter !

Nous ne spammons pas ! Consultez notre politique de confidentialité pour plus d’informations.

Vérifiez votre boite de réception ou votre répertoire d’indésirables pour confirmer votre abonnement.

Rubrique(s)

  • 3 questions à…
  • Art(s)
  • Cinéma(s)
  • Classique(s)
  • Dossier du mois : Au secours !
  • Dossier du mois : Envers et contre tout
  • Dossier du mois : Infos, complotisme et vérités alternatives
  • Dossier du mois : L'art peut-il influencer le monde ?
  • Dossier du mois : L'espérance… aujourd'hui ?
  • Dossier du mois : L'Éveil
  • Dossier du mois : L'Humour… l'Amour ! Qu'est-ce qu'on attend pour être heureux ?
  • Dossier du mois : L'Ironie – les poètes à l'attaque
  • Dossier du mois : La foire aux cons : toujours d'actualité
  • Dossier du mois : Le monde d'aujourd'hui est-il le même ?
  • Dossier du mois : Le refus de l'assignation
  • Dossier du mois : Manipulés… manipulateurs ?
  • Dossier du mois : Mélange des genres
  • Dossier du mois : Qu’est-ce que se rebeller aujourd’hui ?
  • Dossier du mois : Un chemin d'égarement
  • Edito(s)
  • Geekologie(s)
  • Hommage à Jean-Luc Maxence
  • Inclassable(s)
  • L'impertinence poétique
  • Le Mag papier
  • Les gonzoïdes de l'Apocalypse
  • Les grands entretiens rebelle(s)
  • Littéraire(s)
  • Mémoires Démasqués
  • Petites vignettes
  • Philo-spirit(s)
  • Politique(s)
  • Rock and Folk et Musique(s)
  • Société(s)
  • Spécial Ukraine
  • Théatre(s) – Spectacle(s) – Expo(s)
  • Tribune(s) Libre(s)
  • Voyage(s)
interviews 1 scaled

Articles récents

  • Poèmes 6 octobre 2026
  • L’iWatch 6 octobre 2026
  • L’ai-je bien descendu ? 6 octobre 2026
  • Le Père-Lachaise surréaliste 5 octobre 2026
  • Les Beatles… Un cadeau des Dieux ? Dix-neuvième partie 3 octobre 2026
  • Du lien entre un pot de moutarde, une IA et une catastrophe nucléaire – Partie 4 et fin 2 octobre 2026
  • Bagdad Café 2 octobre 2026
  • Du lien entre un pot de moutarde, une IA et une catastrophe nucléaire – Partie 3 30 septembre 2026
  • Demi-mesures 29 septembre 2026
  • Du lien entre un pot de moutarde, une IA et une catastrophe nucléaire – Partie 2 28 septembre 2026
  • Le jour bleu 26 septembre 2026
  • Il faut être indocile 26 septembre 2026
  • Du lien entre un pot de moutarde, une IA et une catastrophe nucléaire – Partie 1 26 septembre 2026
  • Les Beatles… Un cadeau des Dieux ? Dix-huitième partie 25 septembre 2026
  • Les Idées, groupe mythique 15 septembre 2026
  • Inouï 15 septembre 2026
  • L’écriture est un poisson 15 septembre 2026
  • Nos conversations avec l’IA sont-elles privées ? 15 septembre 2026
  • Les travaux et les jours et les loisirs 3 septembre 2026
  • Ségolène avait raison ! 3 septembre 2026
  • L’Art est un combat ! 3 septembre 2026
  • Allergies 28 août 2026
  • Cigales et fourmis 28 août 2026
  • Selfie 28 août 2026
  • L’homme inclassable 28 août 2026

© 2026

Welcome Back!

OR

Login to your account below

Forgotten Password?

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Log In
RBLs
Gérer le consentement aux cookies
Nous utilisons des cookies pour optimiser notre site web et notre service.
Les cookies fonctionnels Toujours activé
Le stockage ou l’accès technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’utilisateur, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
Préférences
L’accès ou le stockage technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou l’internaute.
Statistiques
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques. Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Marketing
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire pour créer des profils d’utilisateurs afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’utilisateur sur un site web ou sur plusieurs sites web ayant des finalités marketing similaires.
  • Gérer les options
  • Gérer les services
  • Gérer {vendor_count} fournisseurs
  • En savoir plus sur ces finalités
Voir les préférences
  • {title}
  • {title}
  • {title}
No Result
View All Result
  • Accueil
  • Qui sommes-nous ?
  • Le Mag Papier
  • Geekologie(s)
  • Littéraire(s)
  • Société(s)
  • Politique(s)
  • Art(s)
  • Art(s)
  • Cinéma(s)
  • Rock and Folk et Musique(s)
  • Théatre(s) – Spectacle(s) – Expo(s)
  • Dossier du mois : Qu’est-ce que se rebeller aujourd’hui ?
  • Edito(s)
  • Inclassable(s)
  • L’impertinence poétique
  • Littéraire(s)
  • Philo-spirit(s)
  • Tribune(s) Libre(s)
  • Voyage(s)
  • Dossier du mois : Qu’est-ce que se rebeller aujourd’hui ?
  • Contact

© 2026

Ce site web utilise des cookies. En continuant à utiliser ce site web, vous consentez à ce que des cookies soient utilisés. Visitez notre Politique de confidentialité et de cookies.
Are you sure want to unlock this post?
Unlock left : 0
Are you sure want to cancel subscription?