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Editorial n°16 : Les héros comme oxymores des faussaires

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Violente douceur… Espérance désespérée… Si Dieu est le héros, son faussaire est Satan. Si Jésus-Christ est fils de Dieu, son faussaire est ce gourou douteux d’une secte sectaire. Si Napoléon Bonaparte est à la rigueur un héros grâce au Code Civil, Adolf Hitler est absolument son faussaire du fait de la shoah. Si Saint-Simon est parfois le héros, Karl Marx devient son escroc déguisé en héros. Si Gandhi est le héros, Diomède semble son combattant mythique. Si les profs sont les héros des temps modernes, certains voyous de certains quartiers de banlieue en sont les loques et les disciples. Si les résistants gaullistes, style Jean Cavaillès, sont les héros martyrs de la Seconde Guerre Mondiale, les planqués de Vichy en sont les fonctionnaires défaitistes dans l’ombre du Maréchal Pétain, pourtant vainqueur de Verdun. Au fond, l’ultime et juste question à poser est celle de Robert Liris : les héros sont-ils en nous ou parmi nous ?

En fait, vingt fois plus qu’à moitié, blanc et noir semblent deux camarades de même combat, et, dans un faussaire patenté, il y a une part de héros nostalgique et avorté et inversement. Dans chaque héros reconnu d’utilité publique respire la tentation surmontée d’un faussaire en usage de faux. Même dans R.B.L., il y a la tentation constante d’un VOICI en filigrane. Et dans le libéralisme économique le plus égoïste, une tentation de régime communiste réussi.

Le pavé mosaïque serait-il alors le tapis à tout faire de ce début de vingt-et-unième siècle ? Sortez les paillasses magiques pour ne pas souiller les couloirs merdeux du Parlement !

Les super héros qui gagnent toujours le tournoi de vivre sont-ils les mauvaises caricatures de nos douteuses légendes en rayons laser pour flatter l’imaginaire de la génération perdue de nos enfants ?

La part d’ombre de notre monde n’a d’antidote bien caché qu’au cœur de la part de lumière de quelques Saints sans Église ni auréole que la bonté et l’humilité inspirent. Soyez prophètes du bonheurpour tous. « Prenez mon cœur » écrit Arthur Rimbaud en 1871 dans Le cœur supplicié…

Jean-Luc Maxence

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