
Il habitait, (en particulier les mois d’été, pour fuir ceux qui le cherchaient à Sète), près de Paimpol, un petit village de la côte bretonne nommé Lézardrieux (à une dizaine de kms de chez moi).
Patrice Reytier
Par un joli matin d’été
Quand le soleil vous chante au cœur
Quelle est belle, la liberté
La liberté
Quand on est mieux ici qu’ailleurs
Quand un ami fait le bonheur
Quelle est belle, la liberté
La liberté
…
Par un matin brûlant d’été
Quand c’est loin le bout du chemin
Quelle est dure, la liberté
La liberté
Quand on aspire à un destin
Honni par l’ordre des gens bien
Quelle est dure, la liberté
La liberté
…
Par un joli matin d’été
Quand le soleil vous chante au cœur
Quand s’en est fini des malheurs
Quand un ami sèche vos pleurs
Quelle est belle, la liberté
La liberté*
…
Dans la cour du Seamen’s Club, aux Amis des Marins – 24 quai du Maroc-, les gens de mer se retrouvent pour manger une pizza et boire un coup à la santé de Poséidon, des coques qui tiennent la Tramontane et des sardines. À Sète, la grue pivotante à flèche relevable en face du quai d’Alger fait à la pipe de Brassens un salut de l’autre côté du bout de mer. Brassens a retrouvé le pays des vertes années.
Gageons que la petite nacelle de l’étang de Thau que Brassens nous ancre dans le cœur l’aura porté comme une Calypso au bout du monde, jusqu’à Bouzigues. Gageons qu’elle s’appelle « Les copains d’abord ».
Éric Desordre
*Heureux qui comme Ulysse, paroles de Henri Colpi, musique de Georges Delerue, 1970.




