
sometimes there is a man (pas un héros) sweat shirt trop grand T-shirt imparfait bermuda et voiture pourrie
au bon endroit et au bon moment (à Los Angeles)
c’est l’histoire de l’anti-Amérique, d’un loser éphémère cheveux longs barbe défaite mais cool
une pauvre histoire de rançon sans rançon et de prise d’otage sans otage
parfois ça devient psychédélique façon nineties, on plane de façon très artificielle dans un ciel de cinéma, étoiles brillantes multicolores à l’appui
parfois un cowboy perdu dans le monde contemporain tâche de philosopher sur l’idée d’être cool, très nineties
entre le big Lebowski et le little Lebowksi la caméra se fraie un chemin parmi le capitalisme et l’abandon du capitalisme
tandis qu’un ancien du Vietnam tâche de gérer son stress post-traumatique et sa dégaine de dur
et qu’un bel homosexuel latino vêtements violets moulants joue au bowling comme un dieu (ou comme Jésus qu’il est)
et que le bowling offre un refuge contre toutes les peurs et les défaites, mouvement lent et dansé, petite harmonie essayant de vivre cool de vivre The Dude
à propos de The big Lebowski, Joel Coen, 1998.



