• S’abonner à Rebelle(s)
  • Contact
  • Mentions légales
mercredi 28 octobre 2026
  • Login
Rebelle(s) Mag
  • Accueil
  • Politique(s)
  • Art(s)
  • Philo-spirit(s)
  • Société(s)
  • Littéraire(s)
  • Spécial Ukraine
  • Tribune(s) Libre(s)
  • Qui sommes-nous ?
No Result
View All Result
  • Accueil
  • Politique(s)
  • Art(s)
  • Philo-spirit(s)
  • Société(s)
  • Littéraire(s)
  • Spécial Ukraine
  • Tribune(s) Libre(s)
  • Qui sommes-nous ?
No Result
View All Result
Rebelle(s) Mag
No Result
View All Result

Le monde, la Terre et nous

Patrick Lamarque by Patrick Lamarque
6 janvier 2022
in Société(s)
0
Partager sur FacebookPartager sur Twitter

Si vous la questionnez pour savoir comment elle va, la Terre vous répondra « ça va, ça va ». Car si nous assistons à quantités de mouvements erratiques (submersions, vagues de chaleur, pollutions…), ce sont des érythèmes dont elle se moque. Sur le fond, elle va bien et c’est nous qui allons mal. Car, malgré notre expansion prolifique (ou à cause d’elle), nous allons devenir une espèce en voie de disparition. Mais, au fond, en quoi cela sera-t-il si important ?

Pour la Terre, pas de souci

Après tout, nous nous sommes plongés de nous-mêmes dans cette situation. C’est nous qui saccageons l’Amazonie, qui suçons le pétrole à même les déserts, qui exterminons ad nauseam les mammifères marins et transformons nos ressources alimentaires en produits synthétiques. Si nous acceptons de mettre entre parenthèses notre ethnocentrisme acharné, nous devons reconnaître que le mont Fuji est toujours aussi parfait et que la planète conserve la souplesse du roseau pour absorber les pôles qui fondent. Peut-être ne nous baignerons-nous plus à Arcachon mais à Agen et le fjord de Dijon alimentera-t-il l’Europe en saumons. Peut-être aussi que nos amis belges seront parvenus à ne constituer qu’une seule nation en se réfugiant tous dans les Ardennes où continueront à se disputer de beaux criteriums vélocipédiques. Quant aux Pays-Bas, ils auront, j’en suis sûr, trouvé une nouvelle ressource commerciale en transformant Amsterdam en centre de plongée de réputation internationale tandis que les Mayflowers 2 à 18 auront déplacé les protestants les plus intégristes vers les États-Unis d’Amérique. Et Cherbourg, devenue une île belliqueuse, conduira une guerre de Cent ans avec Guernesey. Mais, qu’est-ce que cela changera pour la Terre ?

Quant à elle, pas de souci : elle conservera sa place sur le manège circumsolaire. En revanche, ses habitants auront été réduits comme viande dans un pot au feu, pour abandonner la place à des colonies de salamandres. Mais, la Terre, elle, n’en a rien à foutre. Au contraire, elle se sentira débarrassée de ces hordes d’enquiquineurs qui lui grattent la peau et lui piquettent le dos d’immeubles de grande hauteur. Et puis, elle en a connu d’autres. Ne serait-ce que les multiples glaciations du quaternaire jusqu’à la dernière, entre 110 000 et 10 000 ans en arrière, associée aux périodes caniculaires qui s’ensuivirent. On verra alors apparaître une nouvelle mégafaune (mammouths, équidés, camélidés, cervidés), tandis que les populations de chasseurs-cueilleurs passeront à pied sec d’un continent à l’autre. Ainsi, rassurons-nous, la mondialisation a de beaux millénaires devant elle et elle disposera de tout son temps pour renouveler totalement le peuplement des zoos.

Pour les obèses, horizon sombre

En revanche, les multinationales et les hommes politiques qui déblayent le terrain devant elles seront secoués. Car, si aujourd’hui s’enflent les quelques trusts de tête devenus plus puissants que les États, il faut compter que, de leur côté, les sans-dents sauront un jour les montrer, tant monte la tension parmi eux. Vêtus ou non de jaune fluo. Et les riches populations, devenues obèses à force de s’empiffrer sans bouger, n’auront plus la force de s’enfuir. Alors, sans que la Terre frissonne, le monde sera pris d’une agitation qui nous ramènera loin en arrière. Car, la lutte pour les ressources en eau douce, en nourriture, en air pur et en espace, qui s’était apaisée durant la dernière génération, reprendra de plus belle, activée par les réseaux sociaux. Nos responsables (selon l’étymologie de leur fonction) devront alors répondre de la façon dont ils ont conduit leurs concitoyens en tutoyant le ravin jusqu’à plonger dans ses tréfonds.

Nous qui sommes parmi les obèses du monde, tremblons donc, et intéressons-nous au véganisme s’il est encore temps. Vous trouvez cela exagéré ? Nous en reparlerons dans cinquante ans.

Préserver le popotin

D’ici là, nous aurions intérêt à jouer du thermomètre. En effet, le monde tousse et il est fébrile quand il s’agit de lutter contre une épidémie de concurrence. Il éructe, lorsque les miséreux prétendent à mieux, car il n’y a pas à partager autant qu’on le dit. Il s’efforce alors de les maintenir chez eux, sur des îles appelées à être submergées ou dans des états concédés à des truanderies violentes.

Mais, s’il n’y avait que ça ! Car, il faut compter avec les énervés qui veulent conquérir toujours plus de territoire ou imposer à tous leur vision troublée par la dégénérescence maculaire. Sans compter qu’elle les excuse de lutiner le popotin des petites dames qui les approchent en excipant qu’ils ne les distinguent pas bien et les cherchent à tâtons. Ah ! Il ne fait pas bon exercer dans l’hospitalier et l’on comprend qu’on n’y accepte que des professionnelles. D’autant que les maladies qui intéressent le Lancet ou l’Académie des Nobel sont exclusivement mortelles. Ce n’est pas en se passionnant pour nos petits inconforts comme les ballonnements, le torticolis ou les cors aux pieds, pourtant fort douloureux, qu’on obtient la glorieuse distinction. Il faut s’intéresser à une pandémie planétaire, de préférence associée à un taux élevé de morbidité. Alors, oui, pendant tout le temps que son expansion durera, on adulera ceux qui formuleront les plus inquiétants pronostics. Juste pour le grand plaisir d’avoir peur, puisque nous n’en avons plus souvent l’occasion depuis que les ogres ont disparu.

Le spectacle vu de la fosse

Ainsi, le spectacle est-il permanent pour les Sélènes nous observant depuis l’astre qui nous tourne autour. Ils ne manquent pas de rire aux tirades ayatollesques, erdoganesques, trumpistes, poutiniennes ou autres au plus petit pied ! Tout se transmet sur écran, menaces, douceurs, amours, insultes… en attendant le réel comme on attend l’Arlésienne.

Il faut bien avouer que nous creusons notre propre fosse. Ce n’est aujourd’hui un secret pour personne, même pour ceux qui le nient, que l’humanité prépare sa propre destruction. A force de voitures puantes, d’avions flatulents et de navires dégazeurs. A force de creuser la terre pour y stocker des déchets qui ne disparaîtront pas d’ici plusieurs millénaires et de remplir les océans de continents de plastique dont les poissons se tapissent l’estomac avant de crever. Nous creusons aussi notre fosse en mesurant notre bien-être en termes exclusivement financiers et la richesse en possessions. Tout ceci est si bien connu qu’on s’en balance.

On se balance des vastes épidémies de chômage clouant moult travailleur sur le canapé du salon, de la pollution qui apprend à tousser aux plus petits et de la Dépakine qui ne leur permet plus de lever les bras lorsque le PSG a passé un tour en Ligue des Champions. « Si le problème a une solution, il ne sert à rien de s’inquiéter, dit un proverbe tibétain. Mais s’il n’en a pas, alors s’inquiéter ne change rien. » Sauf que désormais, le problème est en chacun de nous et que, vue par la Terre, comme l’écrivait Mark Twain, « si l’histoire ne se répète pas, elle rime ».

Tags: conscience écologiquePatrick Lamarque
Previous Post

Allo, ici anima mundi…

Next Post

Au pays de Molière, on vit “en mode”… “y a pas de souci”…

Patrick Lamarque

Patrick Lamarque

Patrick Lamarque a beau avoir eu la chance de suivre de hautes études, c’est dans les marges et les détours qu'il a appris la vie. De voyages et découvertes de l’art contemporain, du design, de la photographie et du graphisme. De la philosophie, surtout. Et de l’histoire aussi. Un cursus butiné en promenades buissonnières.

Next Post
Au pays de Moliere

Au pays de Molière, on vit "en mode"... "y a pas de souci"...

Please login to join discussion

Dossier Refus de l’assignation (cliquez ici)

Mais quel rôle veut on qu'on joue ©photo Eric Desordre 2026
Mais quel rôle veut on qu'on joue ©photo Eric Desordre 2026

Abonnez-vous à notre newsletter

Inscrivez-vous à notre newsletter !

Nous ne spammons pas ! Consultez notre politique de confidentialité pour plus d’informations.

Vérifiez votre boite de réception ou votre répertoire d’indésirables pour confirmer votre abonnement.

Rubrique(s)

  • 3 questions à…
  • Art(s)
  • Cinéma(s)
  • Classique(s)
  • Dossier du mois : Au secours !
  • Dossier du mois : Envers et contre tout
  • Dossier du mois : Infos, complotisme et vérités alternatives
  • Dossier du mois : L'art peut-il influencer le monde ?
  • Dossier du mois : L'espérance… aujourd'hui ?
  • Dossier du mois : L'Éveil
  • Dossier du mois : L'Humour… l'Amour ! Qu'est-ce qu'on attend pour être heureux ?
  • Dossier du mois : L'Ironie – les poètes à l'attaque
  • Dossier du mois : La foire aux cons : toujours d'actualité
  • Dossier du mois : Le monde d'aujourd'hui est-il le même ?
  • Dossier du mois : Le refus de l'assignation
  • Dossier du mois : Manipulés… manipulateurs ?
  • Dossier du mois : Mélange des genres
  • Dossier du mois : Qu’est-ce que se rebeller aujourd’hui ?
  • Dossier du mois : Un chemin d'égarement
  • Edito(s)
  • Geekologie(s)
  • Hommage à Jean-Luc Maxence
  • Inclassable(s)
  • L'impertinence poétique
  • Le Mag papier
  • Les gonzoïdes de l'Apocalypse
  • Les grands entretiens rebelle(s)
  • Littéraire(s)
  • Mémoires Démasqués
  • Petites vignettes
  • Philo-spirit(s)
  • Politique(s)
  • Rock and Folk et Musique(s)
  • Société(s)
  • Spécial Ukraine
  • Théatre(s) – Spectacle(s) – Expo(s)
  • Tribune(s) Libre(s)
  • Voyage(s)
interviews 1 scaled

Articles récents

  • L’écrivain est un poison 27 octobre 2026
  • Halte à la misère ! 27 octobre 2026
  • Une femme puissante : Jacqueline Devreux 27 octobre 2026
  • Eros-Hypnos Otwarta Brama 24 octobre 2026
  • Tirer la couverture à soi 23 octobre 2026
  • Limousin Bataille 23 octobre 2026
  • Considérations sur le Théâtre 23 octobre 2026
  • à propos de Déserts, film de Faouzi Bensaïdi, 2023 23 octobre 2026
  • L’Odyssée des Formes 13 octobre 2026
  • Le manège en chantier 13 octobre 2026
  • À quand le mélange des genres ? 13 octobre 2026
  • Récits-corps 12 octobre 2026
  • Poèmes 6 octobre 2026
  • L’iWatch 6 octobre 2026
  • L’ai-je bien descendu ? 6 octobre 2026
  • Le Père-Lachaise surréaliste 5 octobre 2026
  • Les Beatles… Un cadeau des Dieux ? Dix-neuvième partie 3 octobre 2026
  • Du lien entre un pot de moutarde, une IA et une catastrophe nucléaire – Partie 4 et fin 2 octobre 2026
  • Bagdad Café 2 octobre 2026
  • Du lien entre un pot de moutarde, une IA et une catastrophe nucléaire – Partie 3 30 septembre 2026
  • Demi-mesures 29 septembre 2026
  • Du lien entre un pot de moutarde, une IA et une catastrophe nucléaire – Partie 2 28 septembre 2026
  • Le jour bleu 26 septembre 2026
  • Il faut être indocile 26 septembre 2026
  • Du lien entre un pot de moutarde, une IA et une catastrophe nucléaire – Partie 1 26 septembre 2026

© 2026

Welcome Back!

OR

Login to your account below

Forgotten Password?

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Log In
RBLs
Gérer le consentement aux cookies
Nous utilisons des cookies pour optimiser notre site web et notre service.
Les cookies fonctionnels Toujours activé
Le stockage ou l’accès technique est strictement nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de permettre l’utilisation d’un service spécifique explicitement demandé par l’abonné ou l’utilisateur, ou dans le seul but d’effectuer la transmission d’une communication sur un réseau de communications électroniques.
Préférences
L’accès ou le stockage technique est nécessaire dans la finalité d’intérêt légitime de stocker des préférences qui ne sont pas demandées par l’abonné ou l’internaute.
Statistiques
Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement à des fins statistiques. Le stockage ou l’accès technique qui est utilisé exclusivement dans des finalités statistiques anonymes. En l’absence d’une assignation à comparaître, d’une conformité volontaire de la part de votre fournisseur d’accès à internet ou d’enregistrements supplémentaires provenant d’une tierce partie, les informations stockées ou extraites à cette seule fin ne peuvent généralement pas être utilisées pour vous identifier.
Marketing
Le stockage ou l’accès technique est nécessaire pour créer des profils d’utilisateurs afin d’envoyer des publicités, ou pour suivre l’utilisateur sur un site web ou sur plusieurs sites web ayant des finalités marketing similaires.
  • Gérer les options
  • Gérer les services
  • Gérer {vendor_count} fournisseurs
  • En savoir plus sur ces finalités
Voir les préférences
  • {title}
  • {title}
  • {title}
No Result
View All Result
  • Accueil
  • Qui sommes-nous ?
  • Le Mag Papier
  • Geekologie(s)
  • Littéraire(s)
  • Société(s)
  • Politique(s)
  • Art(s)
  • Art(s)
  • Cinéma(s)
  • Rock and Folk et Musique(s)
  • Théatre(s) – Spectacle(s) – Expo(s)
  • Dossier du mois : Qu’est-ce que se rebeller aujourd’hui ?
  • Edito(s)
  • Inclassable(s)
  • L’impertinence poétique
  • Littéraire(s)
  • Philo-spirit(s)
  • Tribune(s) Libre(s)
  • Voyage(s)
  • Dossier du mois : Qu’est-ce que se rebeller aujourd’hui ?
  • Contact

© 2026

Ce site web utilise des cookies. En continuant à utiliser ce site web, vous consentez à ce que des cookies soient utilisés. Visitez notre Politique de confidentialité et de cookies.
Are you sure want to unlock this post?
Unlock left : 0
Are you sure want to cancel subscription?