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Les policiers ont peur !

Illustration - policiers en opération - © Colin Loève uptaken.com
Illustration – policiers en opération

Les policiers ont peur, ils ont peur des délinquants, des loubards, des dealers, des terroristes qui eux n’ont plus peur de la police depuis belle lurette. Les policiers veulent être protégés. Ils ne savaient pas, lorsqu’ils se sont engagés, que leur métier représentait quelque danger. Ils pensaient que leur carrière serait un long fleuve tranquille. Ils voudraient, les pauvres persécutés, qu’on engage des flics pour les protéger et des flics pour protéger des flics qui protègent les flics.

La police française est pourtant la plus importante des pays européens. On a augmenté son effectif, on lui a même adjoint des militaires pour lutter contre le terrorisme. Pourtant, ça n’est jamais assez. Si les policiers français sont inefficaces, qui est responsable de leur inefficacité ? Ils devraient se poser la question. Ils préfèrent manifester. Ce qui a déclenché leur ire, c’est le geste criminel de voyous qui ont lancé, dans l’intention de tuer, un engin incendiaire dans une voi- ture de police où patrouillaient deux agents qui ont failli griller vif. Le nombre n’aurait pas pu empêcher un tel crime. Ces voyous considèrent leur territoire comme conquis et n’acceptent pas la présence policière qui les empêcherait de se livrer à leur trafic. Je ne vais pas reprendre le constat sur les banlieues délaissées où s’est créée une zone de non-droit. Les policiers n’y interviennent qu’en grand nombre pour y arrêter les indigènes plus en fonction de la couleur de leur peau que de leur degré de délinquance et pour en repartir aussitôt, laissant l’espace libre aux dealers et autres délinquants.

Avoir supprimé la police de proximité fut une grave erreur. Nous n’avons plus que des policiers de repli ou de conflit qui brillent par leur inefficacité. La police, plutôt que de trembler de tous ses membres ou de hurler sur les toits que les voyous sont méchants et que les pouvoirs publics les abandonnent, devrait se poser des questions sur sa propre responsabilité.

Par Maurice Cury

Trump, un sketch permanent

 

 

©Julie Feydel

 

Trump, un sketch permanent

Nous venons d’assister à l’élection d’un clown, véritable showman, faiseur de punchlines simplistes, comme peut-être jamais l’Amérique n’en avait produit jusqu’aujourd’hui, et en même temps ce pays, véritable superpuissance du spectacle, possède, seul au monde, le chic pour accoucher de ce type d’individu.

On se réveille et on a mal un peu partout, on souffre surtout de l’imbécilité qui peut avoir conduit une partie de l’Amérique profonde à voter pour ce prince de la téléréalité, davantage intéressé par les fesses des femmes que par une politique digne de ce nom.

Mais qui avait-on en face ? Hillary Clinton. Elle ne faisait pas le poids et les sondages se sont complètement plantés. Un(e) autre Clinton à la maison Blanche ? Pas sûr que les américains le souhaitaient. Et pour succéder à Obama, en plus, il fallait quelqu’un de fort, une personnalité (femme ou homme) qui donne envie. Et Hillary n’a pas donné envie. Pas une seconde. Sa campagne, en un mot, s’est avérée désastreuse. Pas l’ombre d’un programme adapté aux besoins des États-Unis d’aujourd’hui, pas l’ombre d’une idée nouvelle, des enquêtes un brin étranges sur son compte, et une stratégie anti-Trump qui aura probablement causé sa perte.

Quitte à choisir un « vieux » ou une « vieille »  pour représenter les démocrates, autant avoir opté pour Bernie Sanders, qui lui au moins défendait des valeurs profondes, quand bien même certains pouvaient être en désaccord. Il est dit aujourd’hui que Bernie l’homme de gauche aurait pu battre Trump. Possible. On ne le saura jamais…

En attendant, le monde devra subir quatre longues années durant (huit ?) un homme dont on craint les dérapages et les couacs, les incidents diplomatiques à venir (voir sa vision de notre pays…) une politique intérieure dure, un recul du droit des femmes, une volonté de non immigration assumée, bref un « white male » non progressiste et guerrier, une sorte de Bush Jr déversé dans le corps d’un Jean-Marie Le Pen, une fusion improbable qui va s’attaquer à tout ce qui ne va pas dans son sens.

Certains sur internet appellent à fuir au Canada, un peu comme si chez nous Marine Le Pen élue nous donnait envie de fuir en Belgique ou en Suisse.

Oui, on a envie de dire : courage, fuyez !

Mais cette élection ne fait-elle pas que confirmer au final la dérive droitière que le monde est en train de subir de plein fouet ? Et nous ne parlons pas d’une droite gaulliste, ou gaullienne comme on voudra, mais d’une droite dure, sévère, punitive, autoritaire, et qu’on peut aller jusqu’à qualifier également de nihiliste, car non ouverte sur le monde, penchant pour la suprématie de l’argent comme seul critère de différenciation.

Nous parlons bien d’une droite du désœuvrement et du spectacle, une droite bleue marine qui n’est pas sans rappeler, par ses valeurs, la montée d’un certain extrémisme qui commence maintenant à dater, et on sait que la mémoire n’est pas le point fort actuel de notre civilisation.

Essayons de conclure par une note positive ce constat accablant et défaitiste : Trump l’a montré pendant sa campagne, c’est un sketch permanent à lui tout seul. Alors certains seront heureux et gagneront mieux leur vie : les caricaturistes et comiques de tout poil n’auront pas à chercher bien loin leur source d’inspiration. Car si l’amertume l’emporte, au quotidien, eux auront de quoi faire. Et pour longtemps.

 

Christophe Diard

Ne jetez pas la pierre à l’islamophobe, il est malade

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© photo : Andréanne Paquet - Ce qui nous voile - Montréal 2014 - CC
© photo : Retis – Ce qui nous voile – CC

L’agoraphobe a peur des foules. Sera-t-il stigmatisé pour autant ? Le traitera-t-on de misogyne parce qu’il craint de se mélanger avec un trop grand nombre de ses congénères ? Non, car on dit qu’il souffre d’une maladie, même si aucune bactérie ni aucun gène n’ont pu à ce jour être trouvés responsables de cet état.

L’islamophobe, finalement, c’est un peu pareil. Un homme sain d’esprit se plongerait-il dans une transe psychotique parce qu’il a vu une femme se baigner tout habillée ? Non, l’homme sain d’esprit pourrait le cas échéant regretter de ne pas en voir assez, soit, et maudire cette mode musulmane qui rend nos plages si dénuées d’intérêt pour les mâles dont le sens élevé de l’esthétique s’était accoutumé au bikini. Mais de là à appeler la police, ou à crier « DAESH est là ! » à la vue de ces femmes dont le vrai tort est de ne pas souscrire à la mode locale, pour des raisons certes discutables, il y a un monde. Ce monde c’est ce qui sépare l’homme sain d’esprit de l’islamophobe.

Alors, le malade nous dit que le burkini menace les valeurs de la République. La République, elle, se demande de quelles valeurs on parle. L’obligation de montrer son corps, faite à une femme pratiquant la baignade sur une plage, est-elle une valeur de la République ? Si c’est le cas, je ne suis pas loin de militer pour qu’on aille plus loin, et qu’on décrète le monokini obligatoire sur les plages. Après tout, les hommes n’ont pas à porter de soutien gorge, et cette seconde pièce du maillot de bain féminin la place indubitablement dans une position inférieure à celle de son pendant masculin.

Mais l’islamophobe a plus d’un tour dans son sac. Il rappelle que le burkini, c’est l’expression d’une doctrine musulmane terroriste, puisqu’elle provient de courants salafistes, et que tous les terroristes sont des salafistes (sauf jusqu’à preuve du contraire celui de Nice, celui de Munich, Breivik, etc., mais ça, ça ne compte pas), donc certainement tous les salafistes doivent être au moins un peu terroristes, et qu’ainsi les femmes en Burkini sont des dangers pour la sécurité de nos concitoyens. « Mais, lui répond-on, aucune femme en Burkini n’a jamais été impliquée dans un attentat… »

« Oui, dit-il, mais il s’agit là d’une provocation qui trouble l’ordre public. Pourquoi ? Parce que les islamophobes comme moi ne peuvent réprimer un sentiment de haine et de violence à la vue de cette absence de vue (sur les parties charnelles). » Là, l’argument fait mouche. C’est une question de santé publique. C’est comme fumer à coté d’un malade du cancer du poumon. Ca ne se fait pas. Exhiber un burkini devant le nez d’un islamophobe, c’est prendre le risque de le plonger dans une crise psychotique dangereuse pour lui-même, mais aussi pour ses proches, qui se sentiront totalement désemparés face à la violence des propos qui risquent de sortir de sa bouche, voire face à la bagarre qu’il déclenchera sur l’une de nos belles plages françaises, celles où tout devrait se voir, sauf ce qui empêche de voir.

Certes, on pourrait pondre un arrêté municipal qui interdirait les plages aux islamophobes, et l’Etat aurait joué son rôle de protection de l’ordre public. Mais le problème est qu’il y a beaucoup plus d’islamophobes que de burkinis sur les plages… Doit-on légiférer pour le bien du plus petit nombre, au nom de principes constitutionnels ? Et cela ne constituerait-il pas une discrimination pour raisons de santé ? De quel droit une catégorie de malades n’aurait-elle pas le droit de profiter de nos plages ? Donc, non, on ne peut décidemment pas interdire l’islamophobe de baignade, d’autant plus que l’eau fraiche pourrait avoir des vertus bénéfiques en cas de crise.

Mais l’islamophobe n’a pas comme problème que le burkini. Les symptômes sont nombreux : il ne peut supporter d’être assis à coté d’une personne qui refuse de manger du porc. La consommation de porc n’est-elle pas une valeur sacrée de la République ? Il ne supporte pas non plus que son voisin se refuse à boire du vin, et nous ne saurions trop conseiller à nos amis abstinents d’alcool de se montrer discrets pour éviter la crise : prenez la peine de verser dans votre verre du jus de raisin, voire du vin, même si celui-ci doit finir dans les plantes bordant le resto-plage où vous vous trouvez. Quant au menu de substitution, n’y pensez plus : apprenez le jeûne à vos enfants, il paraît que cela a des vertus thérapeutiques. Enfin, ce qui peut déclencher les plus fortes crises chez l’islamophobe, c’est de voir, dans la rue, des gens s’agenouiller pour prier en se tournant vers le sud-est. Alors, amis musulmans, ne pourriez-vous pas apprendre à prier debout ? Après tout, comme Dieu est grand, ça ne doit pas faire une très grande différence pour lui ? Que vous soyez à genou ou debout, vous restez tout petit, non ?

Oui, il faut protéger notre société, et pour cela, évitons de provoquer des crises d’islamophobie dans le pays. On sait bien que sans les juifs, il n’y aurait pas d’antisémitisme. Et sans les musulmans, une partie de la population pourrait peut-être avoir une chance de guérir de l’islamophobie. Pensons à ces islamophobes, ne les stigmatisons pas, ils sont malades. Et malheureusement, comme la bêtise, l’islamophobie est une maladie contagieuse, médiatiquement transmissible. Il faut éradiquer l’islamophobie, et pour cela, mesdames en burkini, laissez-moi voir ce sein que vous ne sauriez cacher.

Tribune libre de Michaël Sens

DAESH, surenchères politiques et causes psychiatriques – Les marchands de la terreur

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Scène de Crime - Draft - http://uptaken.com
Scène de Crime – Draft – http://uptaken.com

Si le Père Jacques Hamel nous regarde, j’ose penser qu’il ne cautionne pas la surenchère politique autour de son assassinat barbare. Depuis l’attentat de Nice, la rhétorique de guerre, la rhétorique de la terreur bat son plein. Daesh gagne quand Daesh terrorise. Mais pour que sa terreur atteigne chaque citoyen français dans son cœur, quels meilleurs relais que les medias et les politiques ? Déclarations qui se succèdent, terrorisme en boucle sur toutes les chaînes, tous les médias, diffusion continue de la terreur, déclarations qui se succèdent…

A Nice, on ne sait encore rien du profil du tueur fou au camion que les déclarations politiques s’enchaînent. Il s’agit d’un attentat Islamiste avant même de savoir si le tueur avait une fois dans sa vie prononcé le nom d’Allah. Il avait laissé pousser sa barbe huit jours auparavant, on en déduit qu’il existerait une sorte de « radicalisation à prise rapide », comme le ciment. Peut-être… Peut-être pas. Qu’importe qu’on s’aperçoive que le malade mental n’allait jamais à la mosquée, et était connu pour ses frasques à l’opposé de la religion musulmane, on donne à DAESH l’opportunité de revendiquer l’attentat, l’accompagnant dans sa toute puissance terrifiante, se faisant l’écho de sa réussite, le relais de sa terreur, comme un amplificateur d’ondes à échelle nationale, même internationale.

Un Guantanamo à la française

Le député Georges Fenech, qui a fait sa carrière en s’attaquant aux mouvements dits sectaires, sans grand succès, petit chef du surf politico-médiatique reconverti à la lutte anti Islam, ayant déjà déclaré que le port du voile (pas de la Burka) était un mécanisme d’endoctrinement sectaire, se délecte. Le voici en train de réclamer la démission du Ministre de l’intérieur (c’est de bonne guerre, direz-vous, mais contre qui ? Je croyais que la guerre était contre DAESH) et de lancer l’idée de créer un Guantanamo à la française, c’est à dire une prison haute sécurité dans laquelle on peut envoyer qui on veut, sans passer par le juge, sans attendre une quelconque condamnation. L’idée est tentante, si tant est qu’on pense que les services de renseignement sont capables de savoir qui devrait être enfermé sans aucun doute. Une sorte d’infaillibilité qui ferait pâlir le Pape d’envie. Une science divine. Priez pour ne pas être fichés S par erreur, pauvres pêcheurs. Les américains, il y a quinze ans, avaient eu la même brillante idée. Aujourd’hui le cauchemar de cette fausse bonne solution les a rattrapés, et ils ont un mal de chien à s’en défaire.

Puis voilà Munich. Mais là, pas de chance ni pour DAESH ni pour la classe politique française, le tueur était un converti au christianisme, plus proche de Breivik que de Coulibaly. Pourtant, on peut penser que DAESH a encore gagné, parce qu’il a fallu répéter et répéter que le jeune terroriste n’avait rien à voir avec DAESH pour que la vérité peine à s’établir. DAESH gagne encore, parce que même en son absence son nom reste sur toutes les lèvres, dans tous les esprits.

Puis l’égorgement de Saint-Etienne-du-Rouvray… C’est reparti. L’assassinat d’un prêtre, dit le Président, c’est une attaque contre les valeurs de la République. Phrase creuse. Pourquoi un prêtre plus qu’un enfant ? Bien sûr, je ne pense pas que François Hollande pense que l’assassinat d’un enfant soit moins horrible que celui d’un prêtre, mais il capitalise, il joue sur l’événement, il récupère. Comme les autres, de droite ou de gauche. Bayrou s’en prend à la mosquée de la commune, qui d’après lui est une mosquée salafiste abritant une communauté fanatisée. Sauf que cette mosquée n’est vraisemblablement ni salafiste ni fanatisée, et semblait entretenir de bonnes relations interreligieuses avec feu le Père Jacques Hamel. On va trop vite, à vouloir placer sa petite phrase, ou son tweet qui veut faire mouche.

De minables criminels ?

En fait, tout le monde s’y met. Certes, il peut sembler normal que les hommes politiques prennent publiquement la parole sur des sujets de société aussi graves. C’est peut-être ce qu’on attend (aussi) d’eux. Malheureusement, il me semble que le résultat de cette surenchère médiatique et de ces récupérations politiques est à l’opposé de ce dont nous avons besoin. Nous avons donné à DAESH ce qu’il attendait : la guerre, la terreur et l’amplification et la puissance nécessaires pour que cette organisation criminelle puisse continuer son œuvre dans les jours à venir.

DAESH a la partie facile. Ca pourrait être une armée de minables criminels, si on savait les dépeindre comme ils sont. Mais on leur donne la puissance, le pouvoir de manipuler des gens déjà détruits à distance. Et on touche ici à un véritable problème de santé publique. On sait depuis longtemps que les tueurs de masse sont bien souvent des copieurs d’autres tueurs de masse. Il se nourrissent dans les médias des crimes qu’ils vont reproduire, mieux ou moins bien. On sait aussi qu’ils sont toujours sous l’effet de drogues puissantes, et pratiquement toujours les victimes de traitements psychiatriques qui ont réduit à néant leur humanité. Vous en doutez ?

Détruits dans leur humanité par des traitements psychiatriques

Adel K., l’un des deux meurtriers du Père Hamel à Saint-Etienne du Rouvray, est suivi et « traité » en psychiatrie depuis ses 6 ans, plusieurs fois interné et obligatoirement soumis à une prise en charge psychologique depuis le 18 mars, suite à une décision de justice. Traitement médicamenteux pour « hyperactivité », avec des molécules dont on sait que l’un des effets secondaires est le passage à l’acte violent (molécules similaires au Captagon, la drogue du djihadiste que DAESH refile à tous ses petits soldats).

Le tueur de Munich, interné récemment dans un hôpital psychiatrique et toujours « traité » par des psychiatres pour « dépression » jusqu’à son acte final.

L’attaquant du bar d’Ansbach, qui s’est fait exploser en blessant 12 personnes, était « soigné » pour dépression et a été interné deux mois dans une clinique psychiatrique l’an dernier.

Le tueur de Nice : passage par les mains de psychiatres qui lui ont prescrit en 2004 du Haldol, un antipsychotique, et de l’Elavil, un Antidépresseur. Effets secondaires officiels de ce dernier : « levée de l’inhibition psychomotrice, avec risque suicidaire ; inversion de l’humeur avec apparition d’épisodes maniaques ; réactivation d’un délire chez les sujets psychotiques. » Quand au Haldol, il est établi qu’il a déjà été à l’origine d’actes meurtriers d’une rare violence chez des « patients » qui n’avaient jamais eu d’accès de violence meurtrière auparavant.

Ils ne sont malheureusement que les derniers d’une liste interminable. Les précédents s’appelaient Andreas Lubitz, le pilote tueur de la Germanwings qui a sciemment écrasé son avion dans les Alpes (150 morts), Behring Breivik, le tireur islamophobe d’Oslo (77 morts), Omar Mateen, le tueur d’Orlando (49 morts), etc.

La création de la terreur

C’est ainsi un triste constat de voir que cette destruction d’humanité par ceux qui devraient être les médecins de l’âme, se révèle être la meilleure arme de DAESH. Ces personnes décervelées par la psychiatrie sont des bombes humaines, qui attendent qu’un détonateur (DAESH ou un autre) les déclenche, et toute politique de santé publique qui ne prend pas cela en compte échoue à isoler les causes du mal qui rongent notre société, les causes du terrorisme, ou tout au moins ses moyens.

Ainsi dans une ronde sans fin, DAESH, les Médias, les politiques et avant eux la psychiatrie, illustrent la dernière phrase de Frank Underwood dans la saison 4 de la série House of Cards : « On ne se soumet pas à la terreur, on crée la terreur ». Certains sciemment, comme Underwood.

Par Michaël Sens

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