REBELLE(S) le bimestriel qui bouscule toute pensée immobile

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Le loup noir de port Bara - uptaken.com
Le loup noir de port Bara – uptaken.com

Le bimestriel REBELLE(S), sur 48 pages privilégiant le texte, a le parti-pris de réfléchir l’Actualité tous les 60 jours pour 4€90 seulement ! Animée par une équipe de jeunes maudits (?) n’hésitant pas à manier des mots dits et encadrés de pages de publicité consacrées qui ne détournent jamais l’attention primordiale sur le monde en marche, REBELLE(S) est vraiment une publication « pas comme les autres ».

R.B.L dénonce les poncifs que la peur du futur engendre. Il explique et combat les horreurs du terrorisme et de tous ceux qui souhaitent le déclin, et même le chaos, de notre civilisation occidentale basée sur la devise universelle : « Liberté, égalité, fraternité ».

R.B.L ne retient jamais ses mots de mousquetaires des temps modernes. Il polémique sur les lâchetés des pouvoirs politiques en place. Il prône un réseau vertical luttant contre l’homéostasie générale. Il dénonce tout ce qui désenchante nos existences pour y greffer un désespoir nihiliste et chronique. Il prend position contre toutes les formes du racisme et du fascisme, et pour le choix libre d’une certaine solidarité humaine incarnée chaque jour.

R.B.L est contre toutes les formes de prise de drogues entrainant des addictions tragiques et destructrices. Il favorise toutes les initiatives collectives ou personnelles visant à l’amélioration du genre humain. Dans cet esprit, R.B.L dénonce, entre autres, la psychiatrisation des enfants, l’abrutissement de quelques médias avides de sensationnel au nom du lucratif, les discours et les gesticulations politiques inutiles. R.B.L leur préfère la permanence des idées qui font avancer les progrès du « transhumanisme » pour combattre la barbarie des tueurs.

R.B.L espère ainsi regrouper tous les amis et les amies de la liberté, de la solidarité et du civisme entre les terriens. Il rêve de devenir un symbole fort, faiseur insolite et original de synergies fraternelles et de fidélités pourfendant les replis identitaires. R.B.L est aussi, en définitive, toujours ouvert sur la diversité des spiritualités de grand large qui s’interrogent sur le sens du vivre.

Rebelles

Les enfants victimes de la psychiatrie

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Nounours Médicaments
Traitements enfants – Draft © uptaken

Si l’on jugeait notre société à la manière dont elle traite les enfants, nous pourrions affirmer que notre société est en train de sombrer dans une certaine forme de barbarie.

En effet, on peut s’apercevoir que la société française actuelle est une société qui n’hésite pas à droguer et psychiatriser les enfants. Dans notre société de consommation, ces derniers sont avant tout des consommateurs et constituent un marché tentant pour des laboratoires pharmaceutiques peu scrupuleux et leurs complices. Les chiffres sont inquiétants. Le nombre d’enfants sous Ritaline, cette molécule proche de la cocaïne, a doublé en 5 ans. Alors que le plan de dépistage systématique des enfants dès 3 ans proposé par Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, a été mis en échec par une large mobilisation populaire, notamment par le collectif Pas de Zéro de Conduite. Il semble que l’idée de mettre sous contrôle, d’étiqueter et de droguer légalement les enfants dès le plus jeune âge n’ait pas disparu.

Saisie par une association de patients dont nous verrons qu’elle est loin d’être innocente, la Haute Autorité de Santé a rendu public cette année un rapport préconisant un dépistage plus systématique et plus fréquent des troubles mentaux chez les enfants. Et qui dit diagnostic dit traitement médicamenteux, source de profit pour les fabricants de drogues psychiatriques…

[RETROUVEZ LA SUITE DE CET ARTICLE DANS LE MAGAZINE N°1]

Par Pierre Lefrate

Les médias sont-ils les complices de DAESH ?

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War while getting coffee - Draft © uptaken
War at coffee – Draft © uptaken

« Daesh : harcèlement, violence, propagande… Le plan de conquête… », « Syrie : Daesh décapite deux femmes pour la première fois », « Les djihadistes de Daesh tuent 120 civils à Kobané », « Syrie : Daesh offre des esclaves sexuelles aux gagnants d’un concours de mémorisation du Coran », « Daesh commet un massacre à Palmyre : récits de survivants », « DAESH. ATTENTAT EN ISÈRE : Une explosion et un homme décapité »… et autres milliers de gros titres de cet acabit marquent notre quotidien médiatique et nous rappellent que le danger est partout, que Charlie c’est toi, c’est moi, que demain, alors que je me rends au travail, j’exploserai peut-être aux couleurs d’un drapeau noir calligraphié en arabe, et que mon fils sera peut-être à mes cotés, lui qui à 8 ans ne connaît même pas encore la différence entre un sikh, un musulman et un terroriste, voire entre un musulman, un chrétien et un athée.

Ce « moi », qui est en danger où qu’il se trouve dans le pays, même dans le fin fond de l’Isère, ce n’est pas moins que 66 millions d’habitants de France, tous visés, potentiellement. La terreur est là, et c’est normal. La décapitation, ça a plutôt tendance à être terrorisant, en plus d’être abject.

La terreur, c’est bien sûr la victoire du terrorisme. Le premier terrorisme, du point de vue de l’histoire du mot, était d’Etat. « La doctrine des partisans de la terreur », la « politique de terreur pratiquée pendant la Révolution », nous dit le dictionnaire du Trésor de la Langue Française. Guillotine à répétition sur les places publiques, jugements et sentences arbitraires et tolérance zéro pour les « traitres » à la révolution avaient valeur pédagogique, la terreur étant considérée comme nécessaire à l’imposition de la liberté au peuple. Robespierre nous le rappelait avec force, intelligence et conviction : « Domptez par la terreur les ennemis de la liberté ; et vous avez raison, comme fondateurs de la République ».

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Par Michaël Sens

In gode we trust – en dessous de la ceinture

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Déco étagère grand mère gode

En ce moment, un sujet titille, taraude : celui que nos amis « geeks » appellent le pr0n.
(Pr0n : variante informatique du porno pour placer le mot sans être censuré. Exemple : «il télécharge sans arrêt du pr0n.») La pornographie n’est jamais qu’un miroir grossissant de la société. C’est ce qui va au-delà de l’érotique montrable. C’est l’ineffable, l’obscène. Autant de sujets ou d’images dont les limites se déplacent suivant le temps et l’espace. Impossible d’éviter le pr0n de nos jours…

En Europe, où l’Église a eu longtemps un réel pouvoir sur tout le continent, le blasphème appartenait au domaine de l’obscénité. Quand Sade veut bien cesser de torturer ses personnages pendant cinq minutes, c’est pour leur faire lâcher un chapelet d’imprécations impies. La Religieuse de Diderot, hérésie au siècle des Lumières, a beaucoup perdu de son potentiel érotique et scandaleux à l’aune laïcisée d’un xxie siècle où l’image explicite est de mise, et où les gamins de ma cour d’immeuble ont appris avant moi ce qu’est un « bukkake ».

(Si vous avez plus de dix-huit ans, je vous laisse chercher par vous-même la signification de ce terme, mais si vous avez l’âme sensible, passez votre chemin.)

Bref, la pornographie, c’est quand on touche au tabou. Et c’est donc en cela qu’elle est très révélatrice des relations sociales. Au Japon, où la pire insulte envers un homme, «yarô», signifie homme bestial, non civilisé (pour une femme il s’agit de «busu», soit laideron, tout un pro- gramme), l’obscène se cache dans la pilosité – et aussi quand même un peu dans les parties génitales.

[RETROUVEZ LA SUITE DANS LA VERSION PAPIER DU N°1]

Par Ingrid Dextra