Star Wars ou le retour de l’homme total

12212031_10153806551594260_542282995_nOn pouvait s’attendre de la part de l’empire Disney à un banal blockbuster dont la seule finalité aurait été d’être premier au box office mondial. Certes, Star Wars épisode VII présente certaines lacunes à l’instar de la prestation un peu mollassonne de Domhall Gleeson qui joue le général Hux et qui est loin d’égaler celle du grand Peter Cushing dans le rôle du Grand Moff Tarkin qui apparaît dès le premier opus de la Guerre des étoiles. Il y aurait aussi beaucoup à dire sur la psychologie du personnage de Kylo Ren, censé incarner le seigneur Sith de cette nouvelle trilogie, et qui se révèle finalement moins terrifiant que Darth Vader même s’il parvient à consommer le conflit oedipien. Concernant la forme cinématographique, il y aurait  de nombreuses critiques à formuler qui font que le « réveil de la force » est loin d’être un chef d’œuvre au sens strict, c’est-à-dire une création artistique accomplie et figée dans le temps. Il faut dire que Star Wars, c’est plus qu’un film, plus qu’un chef d’œuvre cinématographique. C’est tout simplement un mythe postmoderne en phase avec le rythme de notre vie quotidienne. En ce sens, Star Wars épisode VII reste fidèle au schéma campbellien, le fameux « voyage du héros », qui a fait le succès d’autres mythes contemporains comme Le seigneur des anneaux, Harry Potter, Matrix ou encore Hunger Games, etc.

Les rébellions dans Star Wars VII

© photo : "stormy parade" par leg0fenris
© photo : « stormy parade » par leg0fenris

Avertissement : l’article contient une analyse du film qui peut gâcher le plaisir de sa découverte, ce que d’aucuns appellent « spoiler ». Si vous n’avez pas encore vu le film, il est formellement déconseillé de lire ce texte…

Dans le nouveau Star Wars, la rébellion est à l’honneur. Que ce soit collectivement, dans la résistance à la marche du « Premier Ordre », dirigé par les Siths ; ou individuellement, lorsque certains personnages font des choix qui changeront leur vie à jamais.

Pour une rébellion positive

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© photo : Alone par Paul Friel CC
© photo : Alone par Paul Friel CC

Selon la définition du Petit Robert, le terme « rebelle » regroupe trois notions distinctes : Un rebelle est celui ou celle qui ne reconnaît pas l’autorité du gouvernement légitime et se révolte contre lui.

Au sens littéraire, un ou une rebelle est aussi celui ou celle qui ne reconnaît pas l’autorité de certaines personnes ou de certains principes.

L’ours, le philosophe et le pot de miel !

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Portrait Laurence VaninIl est un ours surprenant : philosophe, sa pensée a un goût de miel !

Né sous la plume de A. A. Milne au début du siècle dernier qui s’inspira des aventures du Capitaine Colebourn et de son ours Winnipeg, Winnie a emporté l’adhésion des jeunes enfants. Il est aussi parvenu à séduire les parents qui accompagnaient les têtes tendres sur les voies de l’humanité: «comprends et tu seras un homme mon fils!» Sans le savoir des générations ont appris à philosopher en se délectant de cette pensée au goût de miel !

Soucieux de traduire à partir d’un univers enfantin les méandres de l’existence, les possibles difficultés inhérentes aux aléas de la vie, les joies et les peines, Milne «assisté» de son illustrateur E. H. Shepard, a mis en scène au cœur même de la nature, un enfant Christopher Robin. Il lui a associé quelques animaux qui peuplent souvent l’imaginaire des tout petits: ourson, lapin, âne, tigre, etc. – généralement incarnés par des peluches qui symboliquement font référence à des traits de caractère – afin de montrer, à partir des différents épisodes, les peurs à surmonter et les travers à éviter. Dans l’espace fictionnel se révèle alors la présence de créatures parlantes qui assurent un continuum entre le monde de la nature, celui des hommes et l’univers symbolique.

[RETROUVEZ LA SUITE DANS LA VERSION PAPIER N°1]

Par Laurence Vanin