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Dan Fante, la survie chevillée au corps

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© Anneli Salo - CC
© Anneli Salo – CC

Dan Fante vient de nous quitter. Il était le fils de l’écrivain John Fante, monstre de la littérature américaine, que Charles Bukowski décrivait comme « un de ses maîtres ».

Dan était considéré comme un auteur « underground ».

Il laisse derrière lui une œuvre singulière, traitant dans ses textes de l’alcoolisme, du rapport au père et de la survie.

Antonin Artaud, Van Gogh, le suicidé de la société.

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Artaud Van GoghComme le disait Karl Kraus, «On doit chaque fois écrire comme si c’était la première et la dernière fois».

Et qui de mieux qu’Artaud, par sa rébellion constante et sa folie extra-ordinaire, peut illustrer au mieux cette sentence décourageante pour qui ne se sent pas réellement l’urgence de l’écriture ?

Georges Bataille et le côté obscur de la force homogène

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Georges BatailleGeorges Bataille est le penseur qui a su redonner ses lettres de noblesse à un principe fondateur et indispensable à toute vie sociale, celui de la perte. Son célèbre texte « La notion de dépense » écrit dans la revue La critique sociale en janvier 1933 revient sur la conception utilitariste de l’économie moderne. Bataille affirme dans cet article la nécessité de penser une économie fondée sur la notion de dépense improductive dans laquelle on trouve « le luxe, les deuils, les guerres, les cultes, les constructions de monuments somptuaires, les jeux, les spectacles, les arts, l’activité sexuelle perverse (c’est-à-dire détournée de la finalité génitale) représentent autant d’activités qui, tout au moins dans les conditions primitives, ont leur fin en elles-mêmes ».[1]