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Edito n°7 : Nous prenons un virage

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Jean-Luc Maxence 2016 ©photo : Pascal Yuan
Jean-Luc Maxence 2016

Il y a sept jours dans la semaine, sept astres gouvernant le zodiaque, sept notes de musique, sept couleurs de l’arc-en-ciel, sept péchés capitaux et sept numéros de R.B.L désormais ! Que de chemins parcourus depuis novembre 2015, quand, à la suite d’une rencontre fortuite avec le sociologue Frédéric Vincent et l’écrivain Christophe Diard, je décidais de créer, avec mon épouse Danny-Marc, un bimensuel volontairement « bousculant » et indépendant jusqu’à l’élan libertaire parfois.

L’ours a pas mal changé depuis lors. On appelle « ours », dans le journalisme, le fronton des collaborateurs indiqué généralement dès les premières pages du journal. Est-ce pas souci exacerbé de perfection ? Après tout, dans la littérature occulte, le 7 est le chiffre de la perfection, envers et contre tout. De toute façon, il faut du temps, de l’écart, du recul, pour ausculter juste une aventure éditoriale. Le temps parlera, il est seul juge comme toujours.

Ici et maintenant, ce qui est en question c’est la fonction même de Président de la République. Et la parole de R.B.L est libre, libre même d’être espiègle, insolente, sans étiquette qui rassure, dominée par l’idée farouche d’une insolence spontanée qui fonde les idées véritablement neuves. Nous ne sommes pas des grenouilles de Presse voulant se faire plus grosses que les bœufs en kiosque et nous aimons l’adage de Musset : « mon verre est petit mais je bois dans mon verre ».

Sommes-nous alors une chapelle, une cathédrale, un Temple, une loge élargie, un Parti clandestin ? ? Nous sommes davantage un collectif de journalistes à mentalité mystique, mouches sachant écrire, incorrigibles sentimentaux, philosophes habillés en Gavroche et s’occupant d’idées pour tenter d’améliorer le sort des exploités du monde, témoignant des carences manifestes de
« nos » politiques satisfaits d’eux-mêmes trop souvent. Nous incarnons sans vergogne le thème de la rébellion contre les carences évidentes d’une société française plus soucieuse de son nombril que de ses possibilités d’améliorer le sort des Hommes. La direction générale prise par R.B.L n’est pas exclusivement sous-tendue par des préoccupations culturelles ou littéraires. En quelque sorte, nous sommes un organe de presse politique au sens noble de l’adjectif.

Les paradoxes que nous revendiquons ? Il suffit de citer les thèmes traités dans nos sept premières livraisons pour mieux comprendre notre état d’esprit : « Star Wars et les signes des temps », « Liberté et sécurité, un couple infernal », « La foire aux cons : c’est maintenant ! », « Debout les nouvelles religions ! », « La débandade », « Quel bordel pour demain ? », « Un Président, ça sert à quoi ? »… En somme, aucune provocation ne nous fait reculer dans la mesure où elle nous permet de « lever le voile » sur les dilemmes chauds de notre société française malade, selon nous.

Nous pouvons bien entendu nous tromper, soit en étant trop pessimiste sur notre démocratie, soit en négligeant l’importance, dans notre hexagone en déclin, de l’affairisme ambiant. Mais nous ne céderons jamais sur notre indépendance profonde. C’est elle qui nous donne l’orgueil secret d’être et de nous battre pour quelque chose. Nous faciliterons sans relâche les rébellions servant à faire réagir notre pays et tous ceux qui le gouvernent dans un souci constant d’améliorer les conditions du peuple et la clairvoyance des dirigeants.

Buvons à la santé de nos lecteurs, il en restera toujours quelques sourires courageux de plus. Soyons mousquetaires, Don Quichotte ou chevaliers en éternel Graal.

 Jean-Luc Maxence

1 COMMENTAIRE

  1. Bravo Jean-Luc pour cet éditorial, je retrouve bien ici esprit de notre magazine. Cela fait chaud au cœur ! La presse libre et indépendante est rare de nos jours (Marianne, Médiapart… et nous !). Je n’ai pas malheureusement à faire une longue liste ! Aujourd’hui, il faut plaire au pouvoir ou être contrôlé par des pactes d’actionnaires. Ils pensent d’abord à l’argent et souvent aussi à l’ivresse que la sensation du pouvoir peuvent donner. J’invite cependant les citoyens Français et du monde entier à ne pas tomber dans les extrêmes ainsi la démagogie. Ce sont qui font l’harmonie d’une société libre et démocratique, sans eux, les pseudo-puissants ne sont rien ! Je souhaite encore longue vie à notre magazine qui me donne de l’espoir et un peu de bonheur.

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